F.M.G

 

 François-Michel Gonnot 

 Député UMP de l’Oise

 

 

 

mail : gonnot2007@yahoo.fr 

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Mardi 2 juin 2009

La décision définitive de VNF concernant le site du futur port fluvial du noyonnais est en train d’être prise. Le choix du maître d’ouvrage sera annoncé avant la fin de ce mois de juin. Ceci m’a été annoncé vendredi.

Samedi dernier après-midi, des habitants et des élus de Catigny sont venus manifester à Noyon, avec une trentaine de moutons (le village organise une grande fête du mouton, le 14 juin, et aspire à devenir la capitale du mouton en Picardie).

Il s’agissait pour eux de rappeler l’opposition du village à une localisation à huit kilomètres de Noyon, en pleine ruralité, du futur port fluvial, alors que les élus du noyonnais et VNF avaient choisi, il y a deux ans, un emplacement aux portes de Noyon, sur les communes de Beaurains-les-Noyon, Porquéricourt et Vauchelles. La solution avait ensuite été validée par l’Etat.

Au cours de cette manifestation, le maire socialiste de Noyon, venu au devant des manifestants, a dû répondre à une question simple : « si VNF décide de réaliser le port à Beaurains-les-Noyon, respecterez-vous cette décision ? ». Quelle ne fut pas la stupéfaction des manifestants d’entendre Patrick Deguise répondre : « non, j’irai à l’encontre de la décision. Je ne l’accepterai pas ». La veille, pourtant, en plein conseil municipal, le maire socialiste de Noyon avait dit exactement le contraire : « il va de soi que si VNF explique les raisons qui rendent impossible la réalisation du port à Catigny, hé bien, il faudra s’y plier ».

Voilà, à nouveau, un bel exemple de fanfaronnade et de double langage ! Ce n’est pas la première fois. On peut même dire que cela devient une habitude chez M. Deguise !

A propos, on rigole encore, chez VNF, d’avoir découvert que le nouvel emplacement proposé à Catigny par M. Deguise et la Communauté de communes pour implanter le port fluvial était traversé en plein milieu, et sur toute la longueur, par deux lignes électriques à très haute tension espacées de trente mètres. Tous les habitants du coin le savent, et on ne voit que cela quand on circule sur la RD934.

M. Deguise et la Communauté de communes, eux, l’ignoraient, semble-t-il. La filiale d’EDF propriétaire des lignes a refusé bien sûr de les déplacer. Les règles de sécurité interdisent donc de faire quoique ce soit sur une bande de 100 mètres de large, en plein milieu de la zone, soit sur 30 hectares. Voilà qui disqualifie clairement le site alternatif proposé par la nouvelle majorité socialiste qui devrait travailler mieux ses dossiers.

Avec des erreurs comme celles-là, et il y en a d’autres, il est évident que le suspens est de plus en plus émoussé !

Par Francois Michel Gonnot
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Mercredi 27 mai 2009

Je viens de pousser un coup de gueule ce matin auprès du gouvernement, à propos de la situation dramatique dans laquelle se trouvent les entreprises françaises de transport routier de marchandises. Il y en a quelques dizaines dans ma circonscription et je les vois toutes, grandes ou petites, en train de mourir dans l’indifférence générale, même des pouvoirs publics.

Ces entreprises ont dû affronter successivement et depuis deux ans, une crise du dollar, une hausse sans précédent du prix du pétrole, une crise financière et, aujourd'hui, une crise économique.

2.000 entreprises de transports routiers vont disparaître cette année en France et 40.000 emplois vont être détruits. Pour tenter de sauver ce qui peut encore l'être, elles ont fait deux demandes au gouvernement, par l'intermédiaire de leurs syndicats et de leurs organisations professionnelles que j’ai rencontrés et auditionnés récemment avec l’Association Avenir-Transports dont je suis le président.

Elles ont réclamé des allègements de charges sociales, comme d'autres professions ont pu en bénéficier. Elles ont également demandé à être exonérées de l'acompte de la taxe professionnelle du 15 juin.

Je m'étonne que le gouvernement n'ait pas répondu à leurs demandes et ait même refusé, à l'exception du Secrétaire d'Etat aux transports, de les recevoir. Je viens de le faire savoir au Premier ministre.

Il ne faudra pas s’étonner d’entendre bruyamment dans la rue, dans quelque temps, ces petits patrons en colère.

Je viens d’autre part d’interroger les ministres du budget et de l’industrie sur la situation catastrophique dans laquelle se trouvent également les constructeurs français de véhicules poids lourds. Comme les constructeurs de véhicules particuliers, ils voient leurs ventes et leurs résultats chuter de façon très significative.

Ainsi, Renault Trucks, dont j’ai également rencontré les responsables, a vu ses commandes chuter de 60% en volume au premier trimestre 2009, par rapport à la même période de 2008. Je viens donc de proposer au gouvernement d’instaurer une prime à l’achat de camions propres pour permettre aux quelques constructeurs français de ce secteur de survivre. Cette mesure aurait également pour mérite d’éliminer de nos routes un certain nombre de camions âgés, et donc pollueurs.

Par Francois Michel Gonnot
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Lundi 25 mai 2009

Quelques collègues députés viennent de déposer une proposition de loi qui met, à nouveau, le feu aux poudres à propos de l’ouverture de certains commerces le dimanche. Cette proposition de loi, a annoncé le gouvernement, sera examinée à l’Assemblée nationale en juillet.

L’intitulé de la proposition est pourtant clair : le texte réaffirme le principe du repos dominical et vise à adapter les dérogations à ce principe dans les communes et zones touristiques et thermales ainsi que dans certaines grandes agglomérations pour les salariés volontaires.

Il ne s’agit donc pas de remettre en cause le principe du repos du dimanche. Il ne s’agit pas non plus d’étendre le travail du dimanche à l’ensemble du territoire national, ni même d’augmenter le nombre des dimanches où les salariés peuvent travailler. La proposition de loi ne concerne, en fait, que les zones touristiques et thermales, les zones frontalières, et les « périmètres d’usage de consommation exceptionnel ».

En clair, le texte ne concerne aucun territoire de l’Oise, ni même de Picardie. Les choses sont claires. Rien ne changerait dans notre département et notre région, si ce texte était voté, pas même le nombre d’ouvertures exceptionnelles autorisées le dimanche qui reste fixé à cinq par an.

Dans la pratique, ne seraient concernées que les agglomérations de Paris, Lille, et Aix-Marseille. Et seulement si les conseils municipaux de ces secteurs le demandaient.

Voilà qui devrait rassurer tous ceux, dans l’Oise, qui s’étaient inquiétés auprès de leurs parlementaires à l’automne dernier.

Pour voir le texte intégral de la proposition de loi, cliquez sur :  

http://www.assemblee-nationale.fr/13/propositions/pion1685.asp

Par Francois Michel Gonnot
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Vendredi 22 mai 2009

Je rencontrerai à nouveau, mardi prochain 26 mai, Luc Chatel, secrétaire d’Etat à l’industrie, et le directeur adjoint de son cabinet, Philippe Gustin, pour faire un nouveau tour d’horizon complet du dossier Continental.

Nous évoquerons l’évolution du conflit, les négociations avec la direction allemande du groupe et nous ferons le point sur les discussions avec l’éventuel repreneur MAG.

Par Francois Michel Gonnot
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Vendredi 22 mai 2009

On les trouve partout en Picardie, et pour cause. Les cimetières militaires font partie de notre histoire et de notre…paysage. Ce que l’on ne sait pas, c’est que ces tombes, quand elles concernent des morts pour la France, sont entretenues à perpétuité par l’Etat qui peut se décharger de cette obligation sur les communes ou sur l’association le Souvenir Français.

Cette association a ainsi accepté de l’Etat l’entretien de 34.568 sépultures, la plupart situées dans le nord de la France. Elle reçoit du ministère de la défense, en rémunération de ces services, une indemnité annuelle de 1,22 euro par tombe ! Cette somme dérisoire n’a fait l’objet d’aucune réévaluation depuis plus de 25 ans !

D’autre part, le Souvenir Français est amené à reprendre des concessions, repris par des familles mais aujourd’hui laissées à l’abandon. Dans ce cas, l’Etat ne verse rien à l’association.

Sachant que 1,22 euro ne suffit même pas à fleurir une tombe, je viens de demander au gouvernement, dans une question écrite déposée à l’Assemblée nationale, s’il ne lui paraissait pas décent de réévaluer cette somme et de l’élargir aux sépultures individuelles de morts pour la France confiées au Souvenir Français et qui sont à l’abandon.

Par Francois Michel Gonnot
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Lundi 18 mai 2009

J’ai sillonné cet après-midi le noyonnais avec Eric Woerth, Ministre du budget, Dominique Riquet, maire de Valenciennes, tête de la liste UMP-Nouveau Centre aux élections européennes du 7 juin, et Tokia Saïfi, députée européen sortant.

Après un rapide passage à Noyon, nous nous sommes intéressés au canal Seine-nord Europe et au futur port fluvial de Noyon. Une visite rapide à la mairie de Beaurains-les-Noyon a été l’occasion d’un bref échange avec les élus de la commune qui ont pu expliquer leur opposition à la localisation du port sur leur commune et leur opposition à la politique européenne.

Nous sommes ensuite allés à Catigny où plusieurs maires et élus des cantons de Guiscard et Lassigny nous attendaient. Là encore, les échanges ont porté sur le choix de l’emplacement du futur port qui interviendra après la remise d’une dernière étude de VNF, en juin ou juillet. Diverses questions ont aussi été posées sur le devenir de l’actuel canal du nord et sur le déroulement du chantier.

Eric Woerth a rappelé l’importance des élections du 7 juin pour la France mais aussi pour notre vie quotidienne où l’Europe joue un rôle plus important que l’on ne croit.

Par Francois Michel Gonnot
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Lundi 18 mai 2009

Il faut que le canal Seine-nord profite à nos chômeurs et à nos jeunes. Il faut que le canal booste l’activité des entreprises de la vallée de l’Oise. Il faut que le chantier soit une vraie chance de faire redémarrer l’économie locale du compiégnois qui est en rade et celle du noyonnais qui est en crise.

C’est pourquoi, je viens d’écrire au président de Voies navigables de France, Alain Gest, et je viens de déposer à l’Assemblée nationale une question écrite au ministre des transports pour réclamer une clause systématique d’insertion de salariés et d’entreprises locales dans les marchés et les contrats du chantier du canal.

Voilà le texte de ma lettre à Alain Gest :

 

« Monsieur le Président et cher collègue,

« Le canal Seine-nord Europe est le grand projet économique des vingt prochaines années pour la région Picardie. Nous ne pouvons manquer ce rendez-vous historique qui ne se représentera pas avant des décennies.

« C’est pourquoi nous devons tous faire le maximum pour que le canal soit un succès, pour que les plateformes multimodales soient des réussites économiques et pour que le chantier soit exemplaire. Cela signifie notamment que nous devons prendre toutes les mesures pour que le chantier, puis le canal, irriguent au maximum les territoires qu’ils vont traverser.

« A ce propos, je m’étonne et je m’inquiète que, jusqu’à présent, n’ait pas été prévu, ni même étudié, ni par l’Etat, ni par le maître d’ouvrage VNF que vous présidez désormais, une clause d’insertion qui permettrait de garantir qu’une partie significative des emplois du chantier (4.000 pendant cinq ans) soit réservée aux salariés et aux demandeurs d’emplois locaux. Cette clause a été systématiquement introduite dans les opérations de restructuration de la politique de la ville et a permis de générer de l’emploi local.

« Il serait inconcevable, concernant le canal, que nos chômeurs voient débarquer les grandes entreprises nationales et leurs travailleurs venus de toute la France, et peut-être même de l’étranger, sans avoir la possibilité de trouver sur le chantier le travail qu’ils cherchent et attendent depuis des années parfois.

« De même, le chantier doit être l’occasion pour les petites entreprises des régions traversées de trouver de l’activité nouvelle. Il faudra donc veiller dans les appels d’offres, dans les marchés et dans la sous-traitance, à ce que les concessionnaires et les partenaires de VNF sur ce chantier fassent une part significative aux entreprises de l’Oise, de la Somme et du Pas-de-Calais. Je pense notamment aux secteurs de la restauration, du transport, des travaux publics, de la sécurité, aux fournisseurs de bois, de ferraille et de béton…

« Je vous demande donc de bien vouloir étudier rapidement de quelle façon une clause d’insertion de salariés et d’entreprises locales pourrait être introduite dans tous les marchés et les contrats que VNF et ses partenaires privés vont conclure dans les prochains mois en vue du lancement du chantier du canal Seine-nord Europe.

« Déjà, dans nos régions, l’Etat et les collectivités locales se préoccupent de la formation des jeunes et des chômeurs de Picardie pour qu’ils puissent être employés sur le chantier. Déjà, des entreprises du compiègnois et du noyonnais envisagent de proposer leurs services. Ce sont là de bons signes de la mobilisation que la perspective du chantier du canal fait naître dans la population locale et dans les milieux économiques. Seule une clause d’insertion systématique peut garantir que cette mobilisation conduise au succès économique que nous espérons de ce fantastique chantier.

« Dans l’espoir que vous pourrez répondre à cette requête, je vous prie de croire, Monsieur le Président et cher collègue, à l’assurance de mes sentiments très amicaux ».

Par Francois Michel Gonnot
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Vendredi 15 mai 2009

Je fais partie des 24 téméraires députés UMP qui n’ont pas voté la loi dite HADOPI, du nom de la Haute Autorité qui va être mise en place et devenir le gendarme chargé de chasser tous ces méchants français qui téléchargent illégalement.

Je n’ai pas voté cette loi pour plusieurs raisons :

- Je la crois inefficace, au vu des technologies en place et de la mondialisation du net.

- Je la crains anti-constitutionnelle, au regard du fait que tout le monde utilise les ordinateurs de tout le monde, au bureau, comme à la maison.

- Je la considère injuste pour les artistes qui, avec une licence globale, auraient pu non seulement ne plus être privés de leurs droits, mais auraient pu en percevoir de nouveaux.

Il n’a pas été simple de ne pas voter cette loi. Les pressions ont été fortes de tous les côtés. Ai-je eu tord, ai-je eu raison ? La suite le dira. Je l’ai fait en tout cas en toute conscience. Et quand je vois ce qui se passe dans d’autres pays développés et les solutions mises en place dans ces pays pour lutter contre les téléchargements illégaux, je pense très sincèrement ne pas m’être trompé.

Par Francois Michel Gonnot
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Mardi 12 mai 2009

Je m’étais plaint ici, il y a quelques semaines, de l’absence de candidats de l’Oise en position éligible sur la liste de l’UMP dans la région nord-ouest qui nous intéresse pour les élections européennes du 7 juin. Je n’avais pas tort, puisque cette liste de 20 noms vient d’être publiée. Elle ne comporte que deux candidats de l’Oise :

- Philippe Boulland, conseiller général et adjoint au maire de Betz, en 5ème position,

- et Sébastien Chenu, conseiller municipal de Beauvais, vice-président de l’agglomération du Beauvaisis, en 11ème position.

Sachant que l’UMP aura trois élus…la messe est dite.

La campagne, elle, commence. Lundi prochain, la tête de la liste de la majorité présidentielle, « quand l’Europe veut, l’Europe peut », Dominique Riquet, maire de Valenciennes et conseiller régional du Nord-Pas-de-Calais, passera la journée dans l’Oise. Il sera dans l’après-midi sur le noyonnais où je l’accueillerai avec plaisir. Il s’intéressera avec Tokia Saïfi, députée européen sortant et numéro 2 de la liste, à l’un des dossiers majeurs de la région, je veux parler du canal Seine-nord Europe, financé à hauteur de 420 millions d’euros par l’Union européenne.

Le soir, nous nous retrouverons tous à Beauvais, à 20 heures, salle du Pré-Martinet, dans la rue du même nom, pour une grande réunion publique ouverte à tous.

A signaler aussi que l’UMP vient de rendre public son projet européen, sous la forme de « 30 propositions contre la crise, pour une Europe de l’action et  pour une Europe qui protège » : http://www.ump2009.eu/

Par Francois Michel Gonnot
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Lundi 11 mai 2009

Les réservistes sont les grands oubliés de la réforme de la carte militaire. Il y en a 180 au régiment de marche du Tchad de Noyon : 22 officiers, 51 sous-officiers et 107 militaires du rang. Ils viennent de Saint-Quentin, de Compiègne, d’Amiens, bref de toute la région, servir l'armée et le pays, quelques jours ou quelques semaines chaque année. Ils ne savent rien de ce qui va se passer pour eux après juillet 2010, date du départ du régiment de la ville de Noyon.

C’est pourquoi, je viens d’interroger le ministre de la Défense par une question écrite déposée à l’Assemblée nationale. Dans cette question, je lui demande ce qu’il va advenir des réservistes qui, comme ceux de Noyon, sont rattachés à des régiments qui vont être délocalisés, et qui vont donc se retrouver sans infrastructure militaire de rattachement.

Il est hors de question, bien sûr, pour ces hommes et pour ces femmes de se rendre, pour leurs périodes militaires, à Colmar où part le régiment. Le Ministère avait pensé, dans un premier temps, leur proposer cette solution. Elle n’est pas réaliste, et le Ministre en convient aujourd’hui. Plusieurs centaines de kilomètres séparent les deux villes.

Il est clair qu’il va falloir trouver d'autres solutions pour tous ces réservistes dont l’armée de terre a de plus en plus besoin, y compris pour ses opérations extérieures, et qui voient disparaître peu à peu nombre de régiments auprès desquels ils servent.

 

Par Francois Michel Gonnot
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