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F.M.G

 
 
 François-Michel Gonnot 
 Avocat
 Député honoraire
 
 

mail : gonnot2007@yahoo.fr 

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21 décembre 2005 3 21 /12 /décembre /2005 11:23

La France détient le triste record d’être le premier pays européen en matière de consommation de drogues par les jeunes. Au cours des 15 dernières années, cette consommation a beaucoup augmenté.

 Face à ce fléau, une chose est sûre, il faut refuser la banalisation des drogues..

A ce propos, le rôle de la Mission interministérielle en charge de la lutte contre la toxicomanie, mène une politique très contestable.

Déjà en octobre 2001, le Sénateur Roland du Luart, alors rapporteur d'une commission sur la politique de la MILDT, dénonçait les  dérives de celle-ci, dans son rapport intitulé «Que fait la MILDT de son argent ?».

Roland du Luart critiquait sévèrement la politique de banalisation de la consommation de drogues. Il s’interrogeait également sur les  alliances que la MILDT développait avec les associations revendiquant la légalisation des drogues, telles ASUD et Technoplus, ou bien le maintien dans une toxicomanie supposée « plus propre », telle SOS Drogue International.

L’Inspection Générale des affaires sanitaires et sociales relevait également une « opacité, un manque de transparence dans la gestion » de cette dernière association, s’interrogeant sur « ses méthodes et motivations ».

Toutefois, les mises en garde du Sénat et de l’IGASS ont été ignorées. Nommé en septembre 2001, le nouveau Président de la MILDT a poursuivi la politique de son prédécesseur. Les stratégies de banalisation des drogues et d’apprentissage à se droguer « proprement » étant mises en oeuvre, le Président de la MILDT a franchi une nouvelle étape.

Dans le rapport confidentiel qu’il remettait au Premier ministre le 17 mars 2003, il recommandait la création de salles de distribution d’héroïne au nom, une fois encore, du dogme de la « réduction » des risques. La mobilisation de l’association Parents contre la Drogue (ex : France Sans Drogue) devait suspendre ce processus.

Le Président de la MILDT n’en réitérait pas moins sa demande lors de la conférence organisée le 26 novembre 2004 par l’association SOS Drogue international ainsi que lors des réunions des responsables européens de la lutte contre la drogue,  à la consternation de ces derniers.

Pire encore, des associations financées par le Ministère de la santé et la MILDT distribuent  des kits pour se «droguer propre» ainsi que de flyers détaillant les différentes étapes pour consommer « proprement » l’héroïne et la cocaïne à des adolescents non toxicomanes dans des lieux festifs et des établissements scolaires !

Un certain nombre de députés dont je suis et des responsables associatifs venons de prendre publiquement position contre cette dérive de la politique de la prévention des risques et avons demandé la création d’une commission d’enquête parlementaire sur l’utilisation des fonds de la MILDT et les subventions allouées à des associations présentant sous un  jour favorable les drogues.

Nous souhaitons aussi que le Chef de l’Etat déclare l’année 2006 année de la lutte contre la toxicomanie.

 

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Published by Francois Michel Gonnot
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commentaires

Fran 02/03/2006 22:30

Bravo Monsieur le Député votre initiative est courageuse, continuez à lutter contre la drogue!!!!

mary jane 11/01/2006 16:40

Tout à fait d'accord avec ton initiative François-michel. Il faut absolument déclarer l'année 2006, année de lutte contre la toxicomanie. Soyez déterminés et fermes sur ce grave sujet qui empoisonne notre pays. Nous ne pouvons pas fermer les yeux, nous nous devons d'agir pour protéger notre pays de ce fléau. Bon courage et bravo pour ton agissement!

Serge LEBIGOT 23/12/2005 08:31

Bravo Monsieur le député pour votre engagement. Cette dérive de quelques associations est inacceptable. Au mois de juillet, lors du festival Solidays, cette dérive est encore montée d'un cran (distribution de kits pour se piquer et sniffer propre à des jeunes non toxicomanes. Le kit pour sniffer propre est un véritable mode d'enploi et cette distribution à des jeunes est de l'incitation à la drogue). Ce sont des centaines de milliers d'euros qui sont chaque années engloutis par ce lobby associatif qui pronent l'ouverture de salles de shoot et la distribution d'héroïne, avec comme chef de file le Président de la MILDT. Le gouvernement doit faire cesser cette dérive et déclarer 2006 année de lutte contre la drogue.
Serge LEBIGOT
Président de l'association Parents Contre la Drogue

denis kofman 22/12/2005 13:32

Combattre la drogue et non les drogués "

Psychiatre et membre de la Coordination Toxicomanies 18e, Frédérique Drogoul réagit à l’initiative du collectif anti-crack.
" En 1995, le deal en plein air du quartier de Stalingrad a été évacué. Tous les usagers de drogue se sont éparpillés dans le 18e arrondissement et en particulier dans le quartier Max Dormoy. Comme tous les habitants de ce coin du 18e, nous nous sommes inquiétés de cette arrivée massive, déroutante et inquiétante des usagers dans la rue. Le problème, c’est que les associations de commerçants ont eu des réactions extrêmes et ont fait un amalgame entre la présence du deal, la présence des usagers de drogues et la présence des structures d’accueil pour les usagers. Certains commerçants sont allés jusqu’à réclamer la fermeture de ces structures, dont ils découvraient subitement l’existence. D’autres menaçaient de créer des brigades d’habitants. Pendant deux ans, des bandes de jeunes qui se disaient " anti-tox " passaient à tabac des usagers de façon extrêmement violente. En réaction, la coordination est née d’un mouvement conjoint de cinq associations d’habitants et des quatre structures qui s’occupent des usagers dans le 18e. Elle essaie aujourd’hui de prendre en compte la réalité des habitants et la situation parfois dramatique des usagers. Nous ne travaillons pas du tout sur le même mode que le collectif anti-crack de Stalingrad. En tant qu’habitante et mère de trois enfants, je comprends très bien l’émotion de certains pères de famille face à la concentration de deal en bas de chez eux. Mais il ne faut pas se tromper. Le combat contre la drogue n’est pas un combat contre les drogués. Le deal est un problème qui relève du sécuritaire et de la police. Il faut réclamer de façon citoyenne que la police fasse son travail. · sa façon, le collectif anti-crack interpelle les pouvoirs publics, mais je m’inquiète du discours contre la politique de réduction des risques, contre les professionnels " qui ne font pas bien leur travail ", et des fausses solutions, du type : " interner tous les usagers de drogue ". Le collectif prétend avoir la solution. Mais personne n’a la solution. Ce ne sont que des multitudes de petites solutions. Cette manière de réagir me paraît potentiellement dangereuse. Ce ne sont pas les brigades d’autodéfense qui vont régler le problème. C’est un problème social global. La police doit faire son travail et protéger les citoyens

philippe 22/12/2005 13:30

la drogue sujet trés épineux car ce sont les pauvres qui la vendent et les riches qui la consomment