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F.M.G

 
 
 François-Michel Gonnot 
 Avocat
 Député honoraire
 
 

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22 octobre 2008 3 22 /10 /octobre /2008 12:26

J’organise mardi prochain, 28 octobre à Paris, au Conservatoire national des arts et métiers, un colloque avec Avenir-Transports sur le thème « l’intermodalité : en veut-on vraiment ? ».

La question est un peu provocatrice, mais on doit tout de même se la poser. Un exemple local : le port fluvial de Noyon.

Le maire socialiste de Noyon ne veut pas de l’emplacement décidé à l’époque par la Communauté de communes et accepté par VNF. Cette localisation sur Noyon, Beaurains, Porquéricourt et Vauchelles, nécessitait une prolongation de la voie ferrée depuis Pont-L’Evêque. Le coût en était estimé par RFF entre 15 et 25 millions d’euros.

Le déplacement du Port vers Sermaize et Candor nous éloignerait encore plus de la voie ferrée actuelle. Il multiplierait donc le coût du raccordement par trois ou quatre, et créerait sur les communes protestataires de Beaurains, Porquéricourt et Vauchelles des nuisances ferroviaires nouvelles et supplémentaires, dont personne ne leur parle actuellement.

Une autre solution serait bien sûr de ne pas faire de raccordement ferroviaire du tout, mais, dans ce cas, le port de Noyon perdrait beaucoup de son intérêt puisqu’il ne serait pas tri modal.

On le voit avec cet exemple, mais il y en a des milliers d’autres, toutes ces questions d’intermodalité ne sont pas abordées aujourd’hui avec sérieux.

L’intermodalité est en train de devenir dans notre pays une tarte à la crème, surtout avec le Grenelle de l’environnement. Mais dans les faits, alors qu’elle est devenue indispensable, on continue à faire trop souvent n’importe quoi. On construit des aéroports ou des ports qui ne sont pas connectés au fer. Le fer est mal connecté au système fluvial. Et la route mange tout : les espaces, les parts de marché, les financements.

Tous les dirigeants des grandes entreprises, tous les opérateurs des différents modes de transport assisteront au colloque de mardi, de même que le Ministre, pour voir comment on pourrait faire évoluer les mentalités et les processus de décisions, afin de mieux imposer l’intermodalité, dans l’intérêt de tous.

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Published by Francois Michel Gonnot
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Albert 22/10/2008 17:43

L’intermodalité : en veut-on vraiment ?

De mon point de vue ce n’est pas une question provocatrice, c’est tout juste une question pertinente et d’actualité.
Ce qu’il y a de plus dérangeant, n’est pas tellement qu’il y ai un port ou pas, mais bel et bien tout ce qui en découle.

Cette question fait aussi écho à bien d’autres:

Le grenelle de l'environnement tout le monde est pour, il est évident que des containers sur une péniche, c’est moins de containers sur la route et par conséquent moins de pollution, les actes seront ils en accord avec les paroles?

Pour qu’il y ai de réelles retombées économiques il semble évident qu’il faut que les péniches ne fassent pas que de passer…
Je ne sais pas si la solution qui a été choisie est la meilleure possible, mais ce qui est évident, c’est que si ceux qui en ont le pouvoir (notamment le maire de Noyon) ne trouvent pas une solution pour que ce projet se concrétise, dans “des délais raisonnables qui se disent”; ce projet ne se fera pas.
Ce qui veut dire aussi, les nuisances des péniches qui passent et de très faibles retombés économiques.

Tous s’accordent à dire qu’il n’y a pas suffisamment de place pour accueillir des entreprises (zones prévus pour les accueillir trop petites). S’il y a zone intermodale, il y a tout intérêt à prévoir une zone industrielle pas loin… ça tombe bien il y a beaucoup de place sur l’axe Noyon - Roye.

Il y a bien d’autres aspects plus où moins croustillants, mais tout ça peut, dans le cas du Noyonnais ce résumer à une question:

Le Maire de Noyon veut il du développement économique de Noyon où pas?