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F.M.G

 
 
 François-Michel Gonnot 
 Avocat
 Député honoraire
 
 

mail : gonnot2007@yahoo.fr 

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21 novembre 2008 5 21 /11 /novembre /2008 08:51

Depuis 2000, il y a eu 33 grèves nationales, soit plus de 4 grèves par an dans l’Education nationale. Force est de constater qu’il y a dans ce ministère une culture de la grève qui nous empêche de parler des vraies questions qui concernent les élèves.

Le 20 novembre 2007, Il y a un an, un mouvement de grève qui avait été bien suivi avait rassemblé 39% des enseignants du premier et du second degré.

Un an après, alors qu’une immense réforme de l’école primaire a été réalisée, alors que des services nouveaux pour les familles ont été créés, alors que l’enseignement professionnel a été rénové, et qu’une part importante des économies réalisées par les suppressions d’emploi a été rendue, la moyenne générale des grévistes a été jeudi de 29,8%, soit 9 points de moins que lors de la grève de 2007.

Ces chiffres sont à comparer à ceux de l’époque où Jack Lang était aux commandes, entre 2000 et 2002, époque à laquelle il distribuait des postes à tout va grâce à la « cagnotte » : le 24 janvier 2002, la grève avait rassemblé 41% des enseignants dans le premier degré et 35 % au lycée, contre 19% aujourd’hui.

Concernant le service minimum d’accueil mis en place par la majorité, les arguments invoqués pour justifier l’impossibilité de le mettre en place ne tiennent pas la route : pourquoi les mairies de Paris, de Toulouse, de Metz, ou de Noyon seraient-elles moins capables de faire ce qu’on réussi les maires de Marseille, de Nice, de Toulon ou de Compiègne ?

Les tribunaux administratifs ont commencé à condamner sévèrement la dérive des maires qui refusent d’appliquer le service minimum. En attendant que les injonctions des tribunaux produisent leurs effets, le Ministre de l’Education nationale a proposé de subventionner les associations de parents d’élèves agréées qui accepteraient d’organiser ce service, le seul objectif étant qu’aucun Français ne soit privé du droit qui lui est reconnu par la loi.

Concernant les suppressions de postes, prétexte de la grève de la semaine dernière, il faut rappeler ce qui a changé dans l’Education nationale depuis un an et demi.

Du côté des familles, elles bénéficient aujourd’hui de services nouveaux qui révolutionnent leur rapport à l’école : stages gratuits de toute nature qui profitent en priorité à tous les élèves, en particulier aux élèves issus des milieux défavorisés ; accueil après les cours pour les orphelins de 16 heures ; accueil de 10.000 élèves handicapés de plus à la rentrée de septembre…

Du côté des enseignants, leur situation matérielle a été améliorée, en particulier celle des enseignants qui travaillent plus et pour lesquels les heures supplémentaires ont été considérablement revalorisées. Ainsi, un enseignant qui effectue trois heures supplémentaires gagne 4.400 euros de plus par an. Les enseignants débutants touchent désormais une prime d’installation de 1.500 euros. Les enseignants pourront bientôt bénéficier d’un prêt à taux zéro pour acquérir leur logement, lorsqu’ils changent d’affectation.

Les syndicats enseignants, ceux qui défilent dans les rues, qualifient ces mesures de « mesurettes ». C’est tout simplement scandaleux et caractéristique de leur état d’esprit.

Toutes ces mesures, ont été financées, c’est vrai, en supprimant des postes partout où ils ne sont pas indispensables. Cette décision est sans aucun doute plus responsable que de les avoir financées à crédit, c’est-à-dire en reportant la dette sur les générations futures.

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Published by Francois Michel Gonnot
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commentaires

nicolas 03/12/2008 11:58

Bonjours à vous,

Je suis totalement d'accord que certains usent et abusent de leur droit de grève dans l'éducation national mais n'est ce pas que certaines réformes sortent sans réfléchir aux conséquences qu'elles peuvent engendrer...

Un exemple simple : l'année dernière dans mon lycée certains postes ont été supprimer ce qui est en soit pas forcement qu'un mal puisqu'une baisse du nombre d'élève devait avoir lieu... seulement voila la baisse annoncée n'a pas eut lieu puisque la carte scolaire à été "supprimer" et donc des élèves qui ne sont pas du secteur sont venus... deuxième point négatif dans cette suppression est que le poste d'une professeur à été supprimer alors que l'option qu'elle était la seule à enseigné est rester... comment le soucis à été résolu : tout simplement en précarisant le poste en mettant des remplacent...

Bref réformer l'éducation nationale oui je suis d'accord mais pas n'importe comment !!!!

La vrai question est : pourquoi formons nous aujourd'hui autant d'ingénieur et autres alors que les secteurs qui recrutent sont l'hôtellerie, le BTP et les services à la personnes (petite enfance, éducateurs et aussi aide aux personnes âgées) ? Alors qu'attend le gouvernement pour inciter les jeunes à aller vers ces emplois et leur proposer une réelle offre de formation ?

Personnellement je suis un des personnels non enseignants qui est sur des contrats d'un an renouvelable 6 fois maximum (n'est pas interdit d'ailleurs dans le privée...) qui ne sera pas pérennisé mal grès que mon poste (de maintenance informatique) est plus qu'utilise à mon établissement à l'heure de l'utilisation intensive de l'informatique dans les entreprises, des "ENT", des tableaux numériques, des suivis des élèves par internet, ... bref j'ai plus que nécessaire pour faire ma semaine mais pas de poste en vu...

(pour ceux qui pourrait dire que je suis "un privilégié" puisque je travaille dans un lycée je tient tout de suite à préciser que je ne gagne que le smic à quelques euros près, que je n'ai pas le droit de faire d'heure supplémentaire et qu'au niveau de mes horaires je fais 1607 heures annuelles... donc comparés avec un contrat d'une entreprise classique et vous verrez que les avantages...)

Défossé 24/11/2008 21:46

Enseignants=chômeurs proféssionels, tout leur est bon pour faire grève et ce qui est trés grave c'est d'étre obligé de confier nos enfants à ces gens la, cela donne vraiment le goût du travail aux élèves. Heureusement qu'il y à encore l'école privé mais malheureusement pas à la portée de toutes les bourses

Julien 22/11/2008 12:01

Et en ce qui concerne les collèges et lycées : le nombre d'élèves par classes ne fait qu'augmenter!
De plus, une réforme du lycèe copiée sur les universités (année divisée en semestre ; tronc commun etc)n'est pas valable.

Julien 22/11/2008 11:56

Revenons sur la réalité (que vous ne connaissez apparament pas) de l'école et non sur une "33ème grève" comme vous le voyait.

Les décisions du gouvernement Sarkozy-Fillon-Darcos menacent directement l’avenir des enfants : après la suppression de 11 500 postes en 2008, ce sont 6 000 suppressions de postes qui sont annoncées dans le premier degré pour la rentrée 2009, 13 500 au total dans l’Education nationale.

En diminuant de 3 000 le nombre de postes au concours de recrutement des professeurs des écoles alors que les écoles maternelles et élémentaires scolariseront 20 000 élèves supplémentaires, en supprimant 3000 postes d’enseignants spécialisés (RASED) qui aidaient les élèves en difficulté, le gouvernement prend la lourde responsabilité d’aggraver les inégalités. Les suppressions annoncées de postes spécialisés E et G vont notamment priver 150 000 élèves d’aides spécialisées et de nombreuses écoles de toute intervention de maîtres spécialisés. Cette mesure conduira de fait à la suppression des RASED en 3 ans.

Ces décisions inacceptables s’inscrivent dans une politique idéologique globale de démantèlement du service public d’Education.