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F.M.G

 
 
 François-Michel Gonnot 
 Avocat
 Député honoraire
 
 

mail : gonnot2007@yahoo.fr 

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23 janvier 2009 5 23 /01 /janvier /2009 10:29

Ce qui est frappant, dans le plan de relance dévoilé cette semaine par le PS, c’est le décalage hallucinant entre le coût énorme de ce plan de relance et l’efficacité qu’on peut en attendre !
Les socialistes proposent de dépenser 50,5 milliards d’euros essentiellement dans la consommation. C’est une erreur économique : d’abord, parce que le principal problème de notre économie est le manque de confiance plus que le pouvoir d’achat.
Ensuite, offrir un chèque de 500 euros aux Français, c’est très sympathique, mais c’est un cadeau qui n’ira pas vers la consommation, mais vers l’épargne ou l’achat de produits importés.
Chaque fois qu’une relance par la consommation a été essayée dans le passé, cela n’a pas marché !
Dans le même esprit, baisser la TVA d’un point, est une mesure coûteuse pour les finances publiques, mais elle passe inaperçue pour le porte-monnaie des ménages. D’ailleurs, la baisse de la TVA au Royaume-Uni n’a pas eu d’impact sur la consommation.
Enfin, le PS ne peut pas d’un côté critiquer la dégradation des finances publiques et de l’autre proposer un plan de 50,5 milliards qui va les creuser gravement ! Sans compter qu’il prévoit de financer ce plan en supprimant la loi qui a instauré la déductibilité des intérêts d’emprunt, la défiscalisation des heures supplémentaires, les droits de mutation à titre gratuit... Autant de mesures dont bénéficient les plus modestes de nos concitoyens !
Martine Aubry promettait le retour en force du PS. Force est de constater que c’est retour vers le passé ! Six mois après le début de sa crise interne, le PS n’a rien trouvé que de renouer avec ses vielles lunes : plus d’emplois publics, plus d’emplois aidés, nationalisations sans nécessité…
Le PS court en fait après l’extrême gauche en proposant de renchérir le coût des licenciements dits boursiers ! Ce type de mesure visant à retarder les licenciements n’est pas nouvelle : Martine Aubry l’avait déjà mise en œuvre quand elle siégeait au gouvernement dans la loi de modernisation sociale. Cette loi n’avait pas freiné les plans sociaux : sur ses cinq premiers mois d’application (janvier à mai 2002), ils avaient augmenté de 39% ! En ajoutant des délais aux délais, la loi Aubry n’avait rien arrangé, mais avait simplement retardé les ajustements, les rendant plus douloureux !
Même au sein du PS, certains s’interrogent sur l’opportunité du plan Aubry et en reconnaissent la vacuité des propositions ! Ainsi, François Rebsamen a estimé mercredi que le contre plan de relance socialiste, ne présentait «aucune grande idée novatrice. Devant l'ampleur de la crise et les difficultés que vivent et que vont vivre les Français, on peut s'interroger sur l'opportunité d'élaborer un tel contre plan», expliquait-il. On ne saurait mieux dire.

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Published by Francois Michel Gonnot
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commentaires

Malik 28/01/2009 12:21

C'est le rôle de l'opposition qui s'oppose pour s'opposer…

POURCENT 27/01/2009 20:55

  Pour répondre à dziadek, je dirai simplement et de façon imagée que "comme tu fais ton lit tu te couches" et qu'il ne faut jamais reprocher aux autres les imperfections d'un système auquel nombre d'entre nous ont cru et presque plébiscité à ce qui se racont ici ou là : NON, le Messie n'est pas N.S. sinon "ça se saurait" !

dziadek 26/01/2009 18:41

bienvenu au club mon cher POURCENT !

POURCENT 26/01/2009 08:52

     Une majorité des électeurs s'était exprimée il y a presque 2 ans maintenant en faveur du Président de la République, Nicolas SARKOZY. Il ne représentaient malgré tout qu'une minorité des Françaises et Français, les autres devant "accepter le verdict des urnes".     A la veille d'une journée d'action syndicale, JEUDI 29.01, pour laquelle 2/3 de nos compatriotes se déclareraient d'accord, notre Président, son gouvernement, ses fervents partisans de l'U.M.P., n'auraient-ils pas l'impression d'être TOTALEMENT DECONNECTES des réalités du quotidien imposées à leurs concitoyennes, concitoyens, qu'eux paraitraient mieux "encaisser" : la méthode Coué marcherait-elle ? "ça va mal, mais on croit que ça va aller  !    Lors des prochaines consultations électorales, certaines et certains de nos décideurs auront probablement des comptes à rendre à celles et ceux qui souffrent. La souffrance attise la rancune qui ne fait pas perdre la mémoire, au contraire.        Leur surdité, leur autisme, leur indifférence si ce n'est leur suffisance d'aujourd'hui, les amèneront à s'expliquer demain. 

dziadek 23/01/2009 12:25

 
Titre : « Ça a payé mais ça ne paye plus »
Franchement, l'heure n'est pas aux polémiques stériles entre partis politiques. La priorité est de faire face et d'expliquer les différentes propositions. Le Président Sarkozy a annoncé un plan de relance qui est jugé insuffisant par certains spécialistes, (pas de relance de la consommation). Même la ministre de l'Economie Christine Lagarde n'a pas exclu de nouvelles mesures de soutien à l'activité si le plan de relance du gouvernement "ne marche pas". Le parti socialiste, qui n'est pas au pouvoir, fait des propositions, un contre-plan pour désamorcer « la déflation ». (lire hebdomadaire Challenges n°152 page 35) Bien sûr ce sont de vieilles recettes à base de kénésianisme, puisque J.A. SCHUMPETER nos élites l'ignorent !. Mais que disent, aujourd'hui les ayatollahs du « moins d'Etat » de la campagne électorale de 2007? Que disait l'abécédaire des propositions du candidat Sarkozy ? Que disait le projet UMP, fondé sur une croissance de 2,25% et ardemment défendu par Monsieur Gonnot ? Franchement polémiquer ne fera pas avancer le « scmilblic »
50,5 Mld € la proposition des socialistes ! vous avez dit 50,5 milliards d'euros !
Jetons un regard sur ce qui se passe chez notre principal partenaire : l'Allemagne je cite « . D'une ampleur historique, le second paquet de relance de la Chancelière Angela Merkel
, chiffré à 50 milliards d'euros, était réclamé de toutes parts, afin d'atténuer les effets d'une crise qui s'annonce sans précédent. Le plan, présenté au Parlement mercredi, repose sur deux piliers : un programme d'investissement de 17 à 18 milliards, des baisses d'impôt et de cotisations : environ 9 milliards d'euros.En effet, le taux de côtisation pour l'assurance maladie va diminuer de 0,6 point à 14,9% ; et Les revenus les moins élevés vont voir leur taux d'imposition allégé de 15% à 14%, S'y ajoutent des mesures d'incitation à l'achat de voitures neuves («prime à la casse» de 2 500 euros), la création d'un fonds de 100 milliards de garanties aux entreprises en mal de financement, ou encore des primes pour les familles (100 euros par enfant). »
OUF ! Alors Monsieur le Député, comme des bons Gaulois nous continuons à polémiquer et à hésiter ?