Overblog Suivre ce blog
Editer l'article Administration Créer mon blog

F.M.G

 
 
 François-Michel Gonnot 
 Avocat
 Député honoraire
 
 

mail : gonnot2007@yahoo.fr 

Archives

27 avril 2009 1 27 /04 /avril /2009 10:30

Après avoir, la semaine dernière, saccagé la sous-préfecture de Compiègne pour faire parler d’eux au 20 heures, les casseurs sont allés à l’usine de Continental pour vandaliser le bureau d’accueil situé à l’entrée de l’usine. On peut se demander, bien sûr, pourquoi ils s’en sont pris à ce bâtiment qui, apparemment, n’a pas une importance stratégique.
Mais les casseurs savaient ce qu’ils faisaient. Ce qu’ils ont détruit, ce n’est pas la guérite d’entrée de l’usine. Ils ont, en fait, détruit le standard téléphonique et tous les systèmes de sécurité des bâtiments et des chaînes de fabrication de l’usine. Les casseurs voulaient rendre -et ont rendu- l’ensemble de l’usine inutilisable.
En saccageant ce petit bâtiment, ils se sont en réalité assurés que l’usine ne fonctionnerait plus pendant des semaines, et que la direction, quoiqu’il arrive, ne pourrait pas rappeler les salariés pour les faire travailler.
Les casseurs, une bande de salariés instrumentalisés par les trotskistes de Lutte Ouvrière, ont mené ces opérations contre la sous-préfecture et contre l’usine Continental de façon précise et organisée. Elles avaient été conçues d’avance et avec méthode.
Le drame est que ces actions violentes, outre la mauvaise publicité qu’elles donnent au mouvement social et aux Conti dans leur ensemble, vont diviser l’intersyndicale, couper les syndicats de leur base, et compliquer la reprise éventuelle du site.
C’est sans doute aussi ce que voulaient ceux qui ont inspiré ces actions à une poignée de salariés désespérés.

Partager cet article

Repost 0
Published by Francois Michel Gonnot
commenter cet article

commentaires

PAUL 30/04/2009 09:25

JE VIENS DE LIRE DANS LE COURRIER PICARD QUE LES DESTRUCTIONS DU STANDARD ET DES SYSTEMES DE SECURITE ALLAIENT COUTER 150.000 EUROS ET ALLAIENT PRENDRE SIX SEMAINES POUR ETRE REPARER ! RIEN NE JUSTIFIE QUE L ON CASSE SON INSTRUMENT DE TRAVAIL SURTOUT QUAND ON PRETEND AIMER SON ENTREPRISE QUI EST L'UNE QUI PAYE LE MIEUX DANS LA REGION ...

Marcel 29/04/2009 10:54

Après avoir discuté avec des amis qui y travaillent, il semblerait que la destruction de la guérite d’entré soit le résultat de provocations d’un camion qui voulait forcer un barrage d’ouvriers qui a mal tourné et pas un acte calculé.Mais quoi qu’il en soit çà ne change rien, cet acte rend service aux “patrons voyous” et rend cette entreprise moins attractive pour tout repreneur…
A moins qu’il ne démontre la volonté des ouvriers de cette usine à se battre pour leur outil de travail au quel cas cet handicap pourrait être vu comme un atout.

vigie 28/04/2009 08:11

   Bravo Monsieur DEGUISE, ça au moins c'est ni du godillotisme ni de la langue de bois : à tout ceux qui prétendent détenir LA VERITE, tourner leur langue ou leur plume plusieurs fois avant d'affirmer, leur serait salutaire !

Thierry 27/04/2009 21:36

Je trouve déplacée votre intervention.Autant je trouve que les actes sont condamnables, autant je crois aussi que l'on peut comprendre le désarroi et les formes de son expression.Ce n'est pas en mettant en avant les fautes des uns et des autres touchés par cette épreuve difficile que les problèmes vont être traités.Il me semble qu'un peu plus de considération serait bien plus constructif.

alain.deguise 27/04/2009 13:18

dans une entreprise non loin de Noyon, il y a quelques années de cela, les salariés de cette entreprise se mirent en grève pour des revendications salariales.certes, rien à voir avec le conflit de continental...ceci étant, quelque soit l'origine de la grève l'issue de se conflit se termina un peu comme celle qui est en train de se dérouler chez Continental.des sabotages ont eu lieu, et des choses beaucoup plus graves encore...je me rappèle qu'à l'époque, ouvriers, grévistes, syndicats étaient accusés d'être à l'origine de ces méfaits.la vérité, c'est que quelques années plus tard, nous avons appris qu'effectivement ces méfaits étaient à mettre à l'actif de quelques individus faisant partie des grévistes. mais en y regardant de plus près et en interrogeant ces prétendus casseurs, nous nous sommes rendu compte que ces derniers avaient agit pour le compte de quelqu'un et devinez qui était ce quelqu'un??????LA DIRECTIONvous avez le droit de méditer et de vous interroger.la violence n'est jamais gratuite, il faut toujours pousser plus loin ses investigations pour mieux comprendre ce qui motive ces soit disant casseurs.à bon entendeur salut (comme l'on dit)