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F.M.G

 
 
 François-Michel Gonnot 
 Avocat
 Député honoraire
 
 

mail : gonnot2007@yahoo.fr 

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29 janvier 2007 1 29 /01 /janvier /2007 10:48

En un an, la déviation de la RN 32 entre Ribécourt et Noyon a pris un an de retard. Placée sous la responsabilité du Conseil général de l’Oise depuis 2002, cette route, vitale pour le développement économique du noyonnais et le désenclavement de Noyon, est depuis cette date en rade.

Un tracé avait bien sûr été arrêté sous l’ancienne majorité départementale, puis légèrement revu sous la nouvelle, et depuis…plus rien ou pas grand-chose.

Je m’en étais ému en janvier 2006, et cela avait provoqué une panique incroyable au Conseil général, à tel point que le Président Rome avait été obligé de court-circuiter Carvalho pour relancer le dossier. Un calendrier avait -enfin !- été rendu public. Je constate qu’il a déjà pris un an de retard. Un an en un an : il faut le faire !

L’enquête publique, promise pour l’été 2006, ne commencera pas avant l’été 2007. La facture de la déviation a doublé sous les socialistes, mais il n’y a toujours pas de nouvelle convention financière avec la Région (qui doit pourtant payer les trois quarts de la déviation). Et puis il y a l’incroyable histoire de la station d’épuration de Chiry-Ourscamp qui mérite d’être contée…

INCOMPETENCE ET MAUVAISE VOLONTE 

La future déviation doit passer sur l’emplacement actuel de la station. Avant de la raser, il faut donc mettre en place une autre installation pour accueillir les eaux usées de la commune. Après des mois de palabres, il a finalement été décidé qu’un syndicat regroupant les communes de Chiry, Pimprez, Montmacq et Ribécourt serait constitué. Au lieu de reconstruire une station d’épuration à Chiry-Ourscamp, la commune se branchera sur la future et nouvelle station de Ribécourt, obsolète depuis longtemps.

Le président du syndicat (le SIARD), M. Plinio Pétraz, ami de Carvalho et adjoint au maire de Ribécourt, a donc fait voter une demande d’étude préalable et sollicité une subvention de l’agence de l’eau. Les mois se sont écoulés et personne ne s’est plus occupé du dossier. A l’automne dernier, le syndicat s’est enfin décidé à appeler l’agence de l’eau pour s’inquiéter de la subvention. C ’est à ce moment là que l’on s’est aperçu que le dossier était incomplet. Il manquait la délibération ! Elle a enfin été prise et déposée. Depuis, on attend la subvention qui ne viendra pas avant le printemps. Voilà comment on a fait perdre un an à la déviation de la 32 !

LA DEVIATION PAS AVANT 2011 OU 2012

Vu les délais qui restent à courir pour réaliser la station d’épuration de Ribécourt (encore trois ans d’études et de travaux), on peut affirmer dès aujourd’hui que la déviation n’ouvrira pas comme prévu fin 2011 ou début 2012 mais seulement en 2012-2013. Bravo Monsieur Pétraz, vous voilà célèbre !

Je m’évertue à dire que ce dossier n’est pas géré, par incompétence et par mauvaise volonté. Du côté de Noyon, on est plus direct : on affirme que Carvalho retarde délibérément la déviation afin de remplir la zone d’activités du Gros Grelot qui sur Thourotte connaît d’énormes difficultés.

Je suis de plus en plus persuadé que cela est vrai. Et je suis prêt à prendre le pari que Carvalho, président de la CC2V, réussira à faire sa déviation industrielle de Ribécourt (avec l’argent du département bien sûr) avant que le même Carvalho, vice-président du Conseil général chargé des routes, n’ait fini la déviation de la 32. De toutes les façons, il s’est toujours moqué du noyonnais !

J’en appelle aux trois conseillers généraux socialistes du nord de la circonscription, MM. Deguise, Lecomte et Frau, dont je sais la bonne foi dans cette affaire, pour qu’ils prennent directement en mains ce dossier avant que les noyonnais ne se mettent vraiment en colère devant tant de mauvaise foi. 

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Published by Francois Michel Gonnot
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