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F.M.G

 
 
 François-Michel Gonnot 
 Avocat
 Député honoraire
 
 

mail : gonnot2007@yahoo.fr 

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30 avril 2011 6 30 /04 /avril /2011 08:00

Depuis plusieurs semaines, la France doit faire face à l'arrivée de milliers de migrants tunisiens qui, une fois en Italie, essayent à tout prix de venir en France. Selon les derniers chiffres, 20.000 tunisiens seraient rentrés en Italie, depuis la chute de Ben Ali. La moitié serait déjà sur le territoire national. 

La France reste attachée et fidèle à sa tradition d'accueil. Mais elle ne peut pas accepter que se maintiennent sur son territoire des personnes qui ne sont pas autorisées à y séjourner.

La France applique à la lettre les accords de Schengen. Ainsi, sont immédiatement renvoyés vers l'Italie les tunisiens qui ne remplissent pas les conditions nécessaires, à savoir détenir des documents d'identité valides et des ressources suffisantes pour vivre.

D’autre part, les ministres européens de l'Intérieur ont décidé d'envoyer, sur les côtes tunisiennes, des patrouilles aériennes et navales afin d'empêcher les départs d'immigrés illégaux.

Nous devons aussi convaincre nos partenaires européens, et surtout les Italiens, que la solution ne réside pas dans la régularisation massive des migrants, mais dans la prévention de l'émigration illégale.

 En ce sens, depuis quatre ans, la politique du gouvernement français ne faiblit pas. Sous Jospin, la France reconduisait dans leur pays d'origine 8 à 9.000 personnes en situation irrégulière par an.

Aujourd'hui, ce sont 30.000 personnes qui, chaque année, sont éloignées du territoire français. 106.000 immigrés ont été éloignés du territoire depuis 2007. 156 filières mafieuses ont été démantelées en 2010 et 100.000 étrangers qui tentaient d'entrer sur le territoire sans visa ont été refoulés en trois ans.

Notre politique doit aussi passer par une bonne intégration des étrangers. Or aujourd'hui, le constat est que l'intégration ne fonctionne plus. 24 % des étrangers non-européens présents sur le territoire sont chômeurs !

Il faut donc désormais mieux réguler l'immigration légale. Celle-ci sera revue à la baisse, dès cette année, et passera de 200.000 à 180.000 individus.

Il faut aussi évoquer le projet de loi relatif à l'immigration, à l'intégration et à la nationalitéqui est en discussion au Parlement. Il va permettre de renforcer l'efficacité de l'action du gouvernement. Le délai de rétention administrative sera allongé de 32 à 45 jours. Des zones d'attentes temporaires pourront être créées lorsqu'un groupe de migrants arrive de manière imprévue sur le territoire français en dehors du passage frontalier. En matière de nouvelles technologies, des visas biométriques seront mis en place dès la fin juin et 120 postes de lecture des données biométriques seront créés.

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Published by Francois Michel Gonnot
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Albert 02/05/2011 08:38




L’Europe soufre t-elle d’amnésie?


 


Les frontières de l’Italie, ne sont plus seulement celles de l’Italie, mais aussi celles de l’Europe… il en est de même pour tous les autres pays qui
ont signé les accords “Schengen”.


 


L’attitude de l’Italie est irresponsable autant que celle de l’Europe… l’Italie ne devrait pas remettre de visas aux clandestins puisqu’ils ne
réunissent pas les conditions pour les avoir, l’attitude de l’Europe n’est pas moins irresponsable puisqu’elle devrait renvoyer ces “clandestins” la d'où ils viennent. 


 


Non seulement elle ne le fait pas mais elle dit à l’Italie débrouillez vous avec vos problèmes alors que c’est aussi les siens…


 


Le constat est un peu surréaliste: L’attitude de l’Europe est en premier lieu hypocrite et dans un second temps irresponsable alors que celle de
l’Italie est irresponsable dans un premier temps et hypocrite dans un second…


 


L’arrivé de clandestins ne va faire que d’augmenter pour diverses raisons plus ou moins prévisibles dont “les réfugiés climatiques” qui eux vont
augmenter de manière prévisible.


 


Il serait inhumain de rejeter ces clandestins sans autres considérations, nous avons certainement le devoir de les renvoyer la d'où ils viennent mais
aussi celui de les aider chez eux, c’est notre intérêt réciproque.


 


Si l’Europe n’est en capacité de faire respecter les accords de Schengen, ces accords sont caducs, mais ça remet en cause l’existence même de l’Europe
en tant qu’Entité économique tout simplement parce qu’elle a oublié être constitué d’humains. 


 


L’Europe t-elle une maladie de mémoire?