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F.M.G

 
 
 François-Michel Gonnot 
 Avocat
 Député honoraire
 
 

mail : gonnot2007@yahoo.fr 

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6 mai 2010 4 06 /05 /mai /2010 16:17

Le pourquoi de la difficile réforme de notre système de retraites peut aussi se résumer en quelques chiffres très simples et très clairs :

En 1900, l’espérance de vie était, en France, de 46 ans.

En 1960, elle était de 65 ans.

En 1980, on pouvait espérer vivre jusqu’à 75 ans et l’on prenait sa retraite à 65 ans. En clair, en moyenne, on profitait de sa retraite pendant dix ans.

Aujourd’hui, l’espérance de vie est montée à 84 ans, et l’on peut prendre sa retraite à partir de 60 ans. On en profitera donc plus de vingt ans.

Un garçon né aujourd'hui vivra 6 heures de plus que celui qui est né hier. C’est-à-dire qu’un homme gagne chaque année, en moyenne, un trimestre en espérance de vie.

Deux petites filles sur trois nées aujourd’hui dépasseront l’âge de 100 ans.

Comment peut-on dire que la réforme est inutile et qu’elle peut, à l’infini, être remise à demain ?

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Published by Francois Michel Gonnot
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commentaires

Stanislas DIDRY 30/10/2010 14:26



Juste un mot pour répondre à vos chiffres... Il est tout à fait vrai que l'évolution de la société permet aujourd'hui de vivre plus longtemps. Mais dans quelles conditions vivrons-nous ces années
de "vieillesse" dans le futur ? Entres pesticides, malbouffe, conditions de travail dégradées et stress de la vie moderne, je crains que nos conditions de vie, après s'être améliorées pendant de
nombreuses années, voire des siècles, ne se mettent à se dégrader dans le futur. Les cas de cancer se multiplient, les cas d'allergie également. Je crains que notre espérance de vie n'ait atteint
son maximum. Et si nous devons vivre des vies de nonagénaires dans des mouroirs et dans des conditions déplorables, à quoi bon ???



THAI THIEN NGHIA Joseph 12/05/2010 10:11



BORNEL le 12 mai 2010.


Bonjour Monsieur Le Député.


En lisant votre développé sur la RETRAITE d'aujourd'hui, permettez moi d'apporter ma réflexion dans ce domaine, qui est assez complexe au premier abord, mais simple dans le FOND.En effet, je suis
moi même retraité depuis AVRIL 2006, et je dois vous dire que je suis satisfait compte tenu que lorsque j'ai été en activité, j'ai cotisé à PLEIN POT.


J'ai commencé à travailler en 1969, en qualité de salarié modeste (Dessinateur Industriel), puis j'évoluais vers le poste d'INGENIEUR d'AFFAIRES pour devenir cadre à 30 ans;car je me suis dis que
pour obtenir une bonne retraite plus tard, il y a des concessions à faire, c'est à dire l'EVOLUTION en passant par des heures supplémentaires, des Formations supplémentaires et des Déplacements
pour son travail à l'étranger...Il n'y a pas des MIRACLES...Surtout pas de MANIFESTATIONS, ni de CONTESTATIONS....C'est ça l'erreur fondamentale que l'on se retrouve aujouird'hui...Car travailler
DUR, c'est préserver son entreprise pour faire une bonne carrière.Enfin, pour finir mon PARCOURS, j'ai été DIRECTEUR GENERAL, avant de prendre ma RETRAITE, en laissant ma place aux jeunes.On ne
travaille pas avec des Idées reçus et des CONDITIONNEMENTS CEREBREAUX PARENTEAUX....Et la bonne retraite, c'est de savoir bien cotisé, c'est là les remèdes...On a rien sans INVESTISSEMENT
personnel...



Noion 08/05/2010 09:39



le problème est la définition de solidarité inter-génération. L'image des "anciens" est qu'ils ont bien profité de leur vie et qu'il laisse bien des dérives sans jamais les avoir gérées. Cette
irresponsabilité sociale égoiste et volontaire devrait être payée par les plus jeunes ? l'âge de deces augmente mais la fatigue due au stress et au productivisme irresponsable use bien plus : il
n'y a plus de rêves, de rêve d'Homme.


Ce que j'aimerais est une retraite à la carte en âge avec un fixe financé par répartition et proportionnel à un nombre d'années de cotisation (avec une forte cotisation de l'employeur) et un
variable par capitalisation (avec encore une forte contribution de l'employeur).


J'aimerais aussi qu'en France on négocie des salaires net-net : ce qu'on a dans la poche après déduction des charges salariales et une estimation des impôts natioanux au
lieu de croire que l'on gagne 2 fois plus que la réalité disponible. Cela se fait dans certains pays. Pourquoi pas plus de transparence dans nos rémunérations.  


J'aimerais aussi que l'employeur cotise fortement à la couverture complémentaire mutuelle, les comptes de la sécu n'étant pas sains.


Ne faudrait  il pas s'arrêter de tendre vers un système social chinois ? l'europe tant vantée a t elle si peu d'imagination ?


 



Lucien DJANI 07/05/2010 10:22



Que les français soient consultés !


Le sujet de la retraite est bien trop important pour n'être confié qu'aux seuls politiques. Lesquels, selon leur "chapelle", plaident pour telle ou telle orientation, sans se soucier des effets
qu'auront les décisions prises à la hâte.


Certes, il y a bien longtemps que des mesures radicales auraient dû être prises. Mais il convient néanmoins de ne pas se précipiter désormais aujourd'hui en réaction à l'immobilisme d'hier !


En premier lieu, il faut que les français soient consultés ! 


Et que l'on ne nous dise pas que c'est trop tard, qu'il faut aller vite...


Si l'on avait mis autant de zèle à consulter la population qu'on en a usé (et abusé) pour le fumeux débat sur l'identité nationale, le
dossier "RETRAITES" aurait pu être examiné sous toutes les coutures par les personnes directement concernées et celles en passe de l'être. Ainsi, on aurait pu concevoir un large consensus,
autrement plus valable que les échanges au pas de charge qui nous sont promis entre Gouvernement et syndicalistes, où chacun voudra conserver son "pré carré" et donner le sentiment d'avoir fait
avancer le dossier dans l'intérêt général.


Hé bien non, messieurs-dames de droite, de gauche et d'ailleurs, les français n'acceptent pas votre intégrisme politique, refusent que soit posé un voile intégral sur ce dossier crucial.


Au concert encore muet (pour combien de temps ?) de ceux qui le pensent sans le dire, je le dis très fort aux "sourds": Que les français soient consultés !