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F.M.G

 
 
 François-Michel Gonnot 
 Avocat
 Député honoraire
 
 

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 10:00

240 hectares de forêts, cela attise bien des convoitises ! Avec le départ du RMT, la Communauté de communes du pays noyonnais aurait bien aimé récupérer le massif forestier qui, à cheval sur les communes de Noyon, Crisolles, Salency, Baboeuf, et Béhéricourt, a servi pendant tant d’années aux militaires de champ de tir et de manœuvres.

Hubert Falco, secrétaire d’Etat, et le préfet de l’Oise, l’ont un peu trop vite promis à la CCPN qui voudrait l’utiliser à des fins touristiques et commerciales. Le maire socialiste de Crisolles aurait aimé, de son côté, agrandir le Parc Carisiolas qui a pourtant beaucoup de mal à ne pas couler.

Malheureusement, l’avenir de ces bois est en train de devenir une affaire d’Etat.

D’abord, parce que l’ONF, qui en assure la gestion depuis toujours, aimerait les récupérer dans son patrimoine afin de les préserver. Rien de plus simple. Dans ce cas, il suffirait de transférer la propriété des forêts du ministère de la Défense à celui de l’Agriculture qui les confierait ensuite à l’ONF. Un jeu d’écriture.

Malgré les promesses, les vendre par contre à la CCPN s’avère de plus en plus compliqué, et ceci pour trois raisons :

1) Une loi interdit d’aliéner un massif forestier qui appartient à l’Etat.

2) Ensuite, « l’affaire » de l’hippodrome de Compiègne vient compliquer le dossier. Le nouveau ministre du budget, même si cela était légal, aurait désormais beaucoup de mal à signer la vente de 240 hectares de forêts publiques pour un euro symbolique.

3) Enfin, avec l’arrivée prochaine du siège national de l’ONF à Compiègne, il semble difficile de se livrer dans l’Oise à une deuxième braderie de son patrimoine forestier, sans déchaîner la colère des syndicats de l’Office !

On en est là. Une visite de fonctionnaires sur place, le 15 septembre, (à laquelle le député n’a pas été invité !) n’a pas permis de débloquer l’affaire.

Sans doute pour faire pression sur l’Etat, le maire socialiste de Noyon a cru bon de rendre l’affaire publique dans le Courrier. Il a ainsi définitivement compromis le transfert éventuel des bois du RMT aux collectivités du noyonnais.

Personne à Paris, désormais, ne prendra, en effet, le risque de voir cette affaire finir dans Le Canard Enchaîné.

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Published by Francois Michel Gonnot
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commentaires

Pousy 29/09/2010 10:49



Il y a suffisamment de place dans les diverses friches industrielles du Noyonnais… (il y a un tas de bâtiments à l’abandon) dans ces conditions,
pourquoi urbaniser un tel endroit?


 


Il est de l'intérêt collectif que ce lieu soit cédé à l’ONF pour être conservé en tant que patrimoine forestier.


 


D’autre part, il semblerait que la gauche aie une alliance avec les verts… en tout cas c’est ce qu’ils veulent faire croire. 


Par les temps de réchauffement climatique la déforestation ne semble pas très recommandé…


 


A moins que ces alliances n’aient que pour seul intérêt des places bien rémunérés au Conseil Régional et autres instances.


 


Affaire à suivre… 



Malik 29/09/2010 08:43



Chouette!


 


Une occasion de plus pour faire parler de Noyon dans la gamme bonnet
d'âne …



noyonnais 28/09/2010 21:39



ce texte est clair et honnête voir "transparent"! QUE DIRE DE PLUS? si ce n'est de la polémique ou de la communication pour de la communication.