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F.M.G

 
 
 François-Michel Gonnot 
 Avocat
 Député honoraire
 
 

mail : gonnot2007@yahoo.fr 

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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 12:17

Face à ses évidences, les députés socialistes nous ont asséné, pendant une semaine entière de débat parlementaire, des monceaux de mensonges et de contre-vérités qui honorent peu ceux qui prétendent un jour revenir au pouvoir.

Dire, comme l’a fait Ségolène Royal à la télévision, jeudi soir, que le PS rétablira l’âge légal de départ à 60 ans est un mensonge honteux auquel personne ne peut croire !

Au fond d’eux-mêmes, les dirigeants du PS savent bien qu’il n’y a pas d’autres solutions que la réforme d’aujourd’hui ! Dominique Strauss-Kahn expliquait le 20 mai dernier, sur France 2, que « si on vit 100 ans, on ne va pas continuer à avoir la retraite à 60 ans ». Martine Aubry elle-même avait évoqué l’idée d’un report de l’âge de départ avant de faire machine arrière : «Je pense qu'on doit aller, qu'on va aller très certainement vers 61 ou 62 ans ».

Qu’ont proposé les députés PS pendant le débat parlementaire ? Exactement le contraire : ils ont proposer d’allonger la durée de cotisation en maintenant l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans.

Ils n’ont pas dit bien sûr que cela reviendrait, en fait, à une baisse des pensions ! Quand on a commencé à travailler à 20 ans, si on doit cotiser pendant 41 annuités (comme c’est le cas aujourd’hui), cela veut dire qu’on ne touchera une retraite à taux plein qu’en partant à 61 ans !

Le maintien de l’âge légal de départ à 60 ans que propose la gauche n’est qu’un leurre qui masque en réalité la baisse des pensions.

Pour le reste, la recette miracle du PS n’a pas changé depuis 1981 : augmenter les impôts ! Le PS veut les augmenter de 45 milliards d’€ en frappant les cotisations sociales, l’intéressement et la participation, et en taxant les banques !

Ces recettes d’hier feraient baisser le pouvoir d’achat des Français, la compétitivité de notre pays et l’emploi ! Notre taux de prélèvements obligatoires est déjà l’un des plus élevés des pays développés, idem pour les cotisations sociales. Taxer l’épargne salariale, ce serait taxer les classes moyennes. Sept millions de salariés bénéficient de l’intéressement et de la participation ! Enfin, augmenter de 15% l’impôt sur les banques, ce serait pénaliser un de nos secteurs économiques les plus performants ! La banque est un des premiers employeurs privés du pays avec (400.000 salariés et 30.000 recrutements par an). 

Le dialogue avec les syndicats va naturellement se poursuivre dans les semaines qui viennent. L’Assemblée nationale votera la réforme mercredi. Le texte partira ensuite au Sénat. Plusieurs points peuvent encore évoluer :

1) le dispositif des carrières longues, qui va être élargi pour permettre à toutes les personnes ayant commencé à travailler à 17 ans de partir à la retraite à 60 ans. Cela concernera 90.000 personnes en 2015. Le PS avait voté contre ce dispositif en 2003, alors qu’il a déjà profité à 100.000  personnes…

2) la prise en compte de la pénibilité, afin que ceux qui sont usés physiquement puissent continuer à partir à 60 ans sans subir de décote. Il s’agit d’un droit nouveau, sans précédent en Europe, qui peut encore être ajustée : en tenant compte des pathologies qui risquent de se déclarer après le départ à la retraite mais qui sont liées à l’activité professionnelle, en mettant l’accent sur la prévention dans l’entreprise, en favorisant des carrières plus diverses.

3) la question des poly-pensionnés, qui ont parfois une pension inférieure du simple fait d’avoir cotisé à plusieurs caisses.

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Published by Francois Michel Gonnot
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