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F.M.G

 
 
 François-Michel Gonnot 
 Avocat
 Député honoraire
 
 

mail : gonnot2007@yahoo.fr 

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 10:45

Cela fait plus de cinq ans que la décision menaçait. Elle vient d’être prise par l’Agence régionale de la santé (ARS). La maternité du Centre hospitalier de Noyon fermera fin décembre et la chirurgie se limitera, désormais, aux actes programmés (chirurgie ambulatoire).

C’est bien sûr une catastrophe, une nouvelle catastrophe, pour la Ville et le noyonnais. L’Hôpital était, depuis le départ du Régiment, le premier employeur du noyonnais.

La décision de l’ARS est malheureusement logique mais pourtant inacceptable.

Logique, parce que l’Etat ferme aujourd’hui des services qui ne sont plus en état de fonctionner, dans la mesure où ils n’offrent plus aux patients une qualité des soins minimale.

Logique parce que depuis plus d’un an (depuis octobre 2010 exactement), les responsables de la Ville et de l'Hôpital connaissaient les règles du jeu. Le Conseil d’administration et son président de l'époque s’étaient engagés par écrit, dans un contrat de dynamisation, à tout mettre en œuvre pour relever le nombre annuel de naissances de 500 à 750. Si l’activité ne décollait pas, ils connaissaient les conséquences. Or rien n’a été fait. Fin décembre, on arrivera tout juste à 415 accouchements. Loin de se relever, l’Hôpital de Noyon s’est enfoncé.

Logique, parce qu’il faut regarder la réalité en face : trois noyonnais sur quatre préfèrent aujourd’hui se faire hospitaliser ailleurs qu’à Noyon. Une femme sur deux n'accouche pas à la maternité de Noyon..

Logique parce l’Hôpital de Noyon n’attire plus les médecins, et que cela fait des années qu’il fonctionne sur la corde raide.

Logique, parce que l’établissement a été non seulement incapable de redresser son niveau d’activité mais il a aussi laissé filer son déficit qui s’établira fin 2011 à 1,7 millions d’euros sur un budget total de 23 millions.

Même si elle est logique, j’estime que la décision de l’ARS est malgré tout inacceptable telle quelle.

Inacceptable, en termes de disparition brutale d’un service public de proximité. Inacceptable pour la population du noyonnais déjà durement frappée par le chômage et la misère et qui n’a pas forcément les moyens de se déplacer à Chauny ou à Compiègne.

Inacceptable, en termes d’emplois et en termes d’aménagement du territoire.

J’ai saisi le Premier Ministre et le Ministre en charge de la santé pour leur dire que je ne pouvais pas accepter les décisions de l’ARS telles qu’elles sont annoncées.

J’ai demandé à être reçu en urgence et je le serai par le Ministre de la Santé dès ce mercredi en fin d’après-midi.

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Published by Francois Michel Gonnot
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commentaires

Le Blaireau 17/11/2011 16:27




Merci monsieur Gonnot de nous annoncer cette nouvelle !


Le maire de Noyon n’ est- il point vice président de cet hôpital si je ne m’
abuse ?


Une fois de plus l’occasion nous ait donnée de voir combien les politiques, de quelques bords qu’ils
soient, commencent par penser à  soigner leur carriérisme plutôt que de s’occuper du soin de leurs électeurs….


Comme il a fait pour se faire élire, il faut souhaiter que le maire de Noyon sache mobiliser la
population pour faire le travail dont il s’est montré incapable…Et il faudrait porter ce personnage à la députation…de qui se moque t- on.


Son mandat terminé en 2014, qu’il réintègre son charmant village de Pont l’évêque, avec la certitude
qu’il n’aura pas laissé un souvenir impérissable dans la mémoire des Noyonnais, si ce n’est l’augmentation des impôts et le gaspillage des deniers publics en fêtes inutiles.


Cependant, cette décision de mettre fin à l’hôpital de Noyon ne donne aucune garantie sur les
possibilités des hôpitaux de Compiègne ou de Chauny d’avoir la capacité d’accueil et le nombre de praticiens suffisants pour palier à une communauté d’agglomération forte de plus de 40000
âmes !


Le problème financier ne peut être une réponse en lui-même, et la qualité requise en matière de
soins, ne peut être reléguée qu’à un simple bilan financier.


Au temps de l’ Argent Roi, a t- on le droit de faire passer des hôpitaux qui ont pignon sur rue à des
centres qui deviendront uniquement des unités industrielles et mettront en péril la renommée qu’ ils avaient acquise ?


J’avoue avoir à plusieurs reprises avoir été soigné dans cet hôpital que l’on veut jeter au rebus
dans le service chirurgie, et contrairement à ce que monsieur Gonnot évoque, d’ailleurs pour tenir ces propos a t- il été lui-même soigné dans ces lieux, je n’ai eu qu’à me féliciter des
interventions.


Par contre, pour en avoir été témoin, si le personnel avait bénéficié du matériel nécessaire et
approprié, peut être les patients auraient- ils été davantage satisfaits.


Que vous montiez au créneau, monsieur Gonnot, c’est peut être un peu tard, mais vaut mieux tard que
jamais, aussi peut être vous pourriez étoffer votre intervention d’une pétition pour le maintien de cet hôpital, point qui confirmerait votre point de vue à maintenir cet hôpital avec toute la
pugnacité qu ‘ il mérite.


Il semblerait que ce soit aussi une volonté des technocrates pour l’hôpital de Crépy en valois, et
que je sache, l’hôpital général de Compiègne n’est point extensible et le personnel est loin de se multiplier comme les petits pains.


Il semble que ce soit là une simple question de bon-sens sans besoin d’ordinateur, à moins que l’on
envisage des lits superposés pour doubler le nombre des patients et que les méthodes modernes ne permettent de cloner le personnel !




bocquet 17/11/2011 14:46



Merci monsieur Gonnot de nous annoncer cette nouvelle !


Le maire de Noyon n’ est- il point vice président de cet hôpital si je ne m’ abuse ?


Une fois de plus l’occasion nous ait donnée de voir combien les politiques, de quelques bords qu’ils soient, commencent par penser à  soigner leur carriérisme plutôt que de
s’occuper du soin de leurs électeurs….


Comme il a fait pour se faire élire, il faut souhaiter que le maire de Noyon sache mobiliser la population pour faire le travail dont il s’est montré incapable…Et il faudrait porter ce personnage
à la députation…de qui se moque t- on.


Son mandat terminé en 2014, qu’il réintègre son charmant village de Pont l’évêque, avec la certitude qu’il n’aura pas laissé un souvenir impérissable dans la mémoire des Noyonnais, si ce n’est
l’augmentation des impôts et le gaspillage des deniers publics en fêtes inutiles.


Cependant, cette décision de mettre fin à l’hôpital de Noyon ne donne aucune garantie sur les possibilités des hôpitaux de Compiègne ou de Chauny d’avoir la capacité d’accueil et le nombre de
praticiens suffisants pour palier à une communauté d’agglomération forte de plus de 40000 âmes !


Le problème financier ne peut être une réponse en lui-même, et la qualité requise en matière de soins, ne peut être reléguée qu’à un simple bilan financier.


Au temps de l’ Argent Roi, a t- on le droit de faire passer des hôpitaux qui ont pignon sur rue à des centres qui deviendront uniquement des unités industrielles et mettront en péril la renommée
qu’ ils avaient acquise ?


J’avoue avoir à plusieurs reprises avoir été soigné dans cet hôpital que l’on veut jeter au rebus dans le service chirurgie, et contrairement à ce que monsieur Gonnot évoque, d’ailleurs pour
tenir ces propos a t- il été lui-même soigné dans ces lieux, je n’ai eu qu’à me féliciter des interventions.


Par contre, pour en avoir été témoin, si le personnel avait bénéficié du matériel nécessaire et approprié, peut être les patients auraient- ils été davantage satisfaits.


Que vous montiez au créneau, monsieur Gonnot, c’est peut être un peu tard, mais vaut mieux tard que jamais, aussi peut être vous pourriez étoffer votre intervention d’une pétition pour le
maintien de cet hôpital, point qui confirmerait votre point de vue à maintenir cet hôpital avec toute la pugnacité qu ‘ il mérite.


Il semblerait que ce soit aussi une volonté des technocrates pour l’hôpital de Crépy en valois, et que je sache, l’hôpital général de Compiègne n’est point extensible et le personnel est loin de
se multiplier comme les petits pains.


Il semble que ce soit là une simple question de bon-sens sans besoin d’ordinateur, à moins que l’on envisage des lits superposés pour doubler le nombre des patients et que les méthodes modernes
ne permettent de cloner le personnel !



daniel debeaume 16/11/2011 14:30



Bonjour,


En ce qui concerne cette décision, je ne fais pas de souci pour empêcher qu’elle se concrétise.


Il me semble qu’il n’y à pas si longtemps, dans un journal local, notre bateleur 1er de la ville de Noyon, avait dit que si l’on touche à l’hôpital il ferait descendre
la population de Noyon dans les rues.


Nous allons voir si cela se confirme.


Daniel Debeaume


Hameau de Tarlefesse


 



Un Noyonnais 16/11/2011 14:01



Pas de surprise, c’est une décision “logique” vue les circonstances…

Pierre VAURS parlait déjà de cette perpective catastrophique pour la ville et a fait ce qu’il a pu pour qu’il y ai des options différentes.

Depuis, malheureusement ceux qui ont pouvoir d’agir dans ce sen n’ont rien fait… maintenant il ont l’ait surpris… est-ce un rôle qu’ils jouent?

La décision a été prise il y a plusieurs mois:
Pourquoi ceux qui ont contribué à cette décision ont l’air surpris?

Qui a été élu pour défendre les intérêts de la ville?
( c’est ceux la qui n’ont pas agit il ne faut pas chercher des coupables ailleurs… )

Le pire est à venir…
Il ne faudra pas avoir l’air surpris quand on annoncera la fermeture de l'hôpital de Noyon ce sera juste la conséquence logique de l'inefficacité de  ceux qui ont été élus pour défendre les
intérêts de Noyon.


 


Cette conséquence logique n’aura rien de surprenant et ne sera pas un scandale mais juste une décision inacceptable contre laquelle ont ne
pourra plus grand chose.

Il n’est pas encore trop tard… il est même peut-être encore temps de sauver la maternité mais à condition que ceux qui ont été élus pour défendre les intérêts de Noyon n’agissent pas comme de
simples spectateurs d’une catastrophe annoncé.

Dans les articles des journaux ont peut lire :


« Ce choix ne vient pas de nous, mais des patientes elles-mêmes, qui vont déjà ailleurs. Une femme sur deux du Noyonnais n'accouche pas là. Les médecins
ne les orientent pas vers l'hôpital »


Le Courrier picard : La maternité de Noyon fermera fin
décembre
http://www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/Info-locale/Compiegne-Noyon-Creil/La-maternite-de-Noyon-fermera-fin-decembre


 


Le véritable scandale est bien la…
Pas dans le fait que des patientes vont ailleurs mais dans les raisons qui font qu’elles choisissent d’aller ailleurs.


La réalité c’est qu’il y a de nombreux problèmes, notamment aux urgences, plus que de l'incompétence parfois c’est plus grave il y a des négligences par
manque de bon sens.


S’il n’y a rien de fait pour améliorer la qualité des soins:


Oui, les patients continueront à préférer d’aller ailleurs et l'Hôpital de Noyon fermera, ne vous faites pas d’illusions, le départ de la maternité n’est
qu’une étape… si la maternité part de Noyon, l'Hôpital de noyon fermera; la seul question c’est:


Quand?



proto 15/11/2011 20:50



Je viens d'apprendre cette nouvelle catastrophe pour le noyonnais,nouvelle qui rode depuis de nombreuses années(plus de 15 ans),mauvaise nouvelle qui aurait pu etre anticipée si le conseil
d'administration,la direction,les responsables politiques de l'époque s'étaient remués,malheureusement il est trop tard,et ce n'est pas,désolé Mr le Député,maintenant qu'il fallait agir en
rencontrant le ministre,mais bien avant.J'espère qu'il en sera autrement que pour le RMT et ses bois,on a vu le résultat!