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F.M.G

 
 
 François-Michel Gonnot 
 Avocat
 Député honoraire
 
 

mail : gonnot2007@yahoo.fr 

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17 novembre 2011 4 17 /11 /novembre /2011 14:37

 "Monsieur le Député, Cher François-Michel,

« Vous avez souhaité appeler mon attention sur le devenir de l’hôpital de Noyon suite à l’annonce par l’Agence Régionale de Santé (ARS) de Picardie et la direction du centre hospitalier de Noyon de l’arrêt des accouchements à la maternité et la fermeture du bloc chirurgical la nuit et le week-end, à compter du 1er janvier 2012. Je tenais à vous apporter les précisions suivantes.  

« Vous le savez, ces décisions ont été prises conformément au projet stratégique approuvé en octobre 2010 par Patrick DEGUISE, Président du Conseil de surveillance et les instances de l’hôpital. Ce plan prévoyait l’arrêt des activités obstétriques et chirurgicales à défaut d’une augmentation suffisante du nombre d’accouchements et d’interventions chirurgicales en 2011 ; or, malgré la mobilisation des équipes médicales et administratives de Noyon et de Compiègne, le nombre d’accouchements a encore diminué de 15% et la chirurgie de 8% : l’activité dépasse à peine un accouchement par jour, ce qui pose la question de la sécurité des patients pris en charge.

« Outre ces préoccupations sur le manque de garanties en matière de sécurité des pratiques et de permanence des soins que nous devons aux Noyonnais, ces décisions ont été prises après avoir constaté que l’offre du centre hospitalier de Noyon n’était pas pérenne à court terme, faute de praticiens en nombre suffisant pour exercer correctement ces activités d’obstétrique et de chirurgie. Enfin, il faut rappeler que les activités en cause peuvent être prises en charge par les établissements voisins de Compiègne ou de Chauny, comme le démontrent chaque jour une majorité des Noyonnais qui se tournent spontanément vers ces établissements.

« Cette décision, difficile mais nécessaire, doit permettre de redonner un avenir à l’hôpital de Noyon et une nouvelle dynamique à l’ensemble de ses services, dans la perspective de la fusion avec l’hôpital de Compiègne qui se prépare depuis sa validation en octobre 2010 par les deux conseils de surveillance, et qui renforcera dès 2013 l’ensemble de l’offre de soins hospitaliers du territoire. Je pense notamment au développement prévu de la chirurgie ambulatoire à Noyon par les équipes de Compiègne.

«  J’ai toutefois été sensible à votre demande de maintenir la possibilité d’un suivi pré et post natal à Noyon. Avec l’ARS, je vais donc attribuer une enveloppe à l’établissement pour ouvrir un centre périnatal de proximité : cela va permettre aux femmes enceintes et aux jeunes mamans de bénéficier d’un suivi obstétrical à proximité de leur domicile et les gynécologues-obstétriciens de l’équipe commune de Noyon-Compiègne pourront ainsi continuer à suivre leurs patientes. Des travaux de rénovation des locaux que l’installation de ce centre périnatal de proximité suppose pourront être financés à hauteur de 200.000 euros par l’ARS.

 « Vous m’indiquez également toute votre attention à la situation des personnels de ces services. Dès lors que seront ainsi maintenus des activités obstétricales et chirurgicales et que se renforce la coopération avec le centre hospitalier de Compiègne, il n’y aura aucune conséquence négative en termes d’emploi.

« Par ailleurs, j’ai décidé d’allouer des moyens supplémentaires à l’ARS pour lui permettre de mieux accompagner l’établissement de Noyon au-delà du 1er janvier. L’ARS va ainsi mobiliser un million d’euros pour accompagner financièrement l’hôpital. Cette aide, qui va s’ajouter aux effets de l’arrêt de ces activités qui étaient fortement déficitaires, va permettre de donner un nouvel élan et une nouvelle autonomie financière à l’établissement et conforter l’ensemble des autres services.

« Enfin, je connais votre attachement pour développer l’emploi hospitalier à Noyon et une offre de soins dynamique sur ce territoire. Aussi, dans le cas où une nouvelle implantation de soins de suite et réadaptation pourrait être décidée dans le territoire de santé Oise Est, l’ARS s’engage à inscrire celle-ci à Noyon.

«  Avec ces différentes modalités d’accompagnement, je suis convaincu que nous concilions au mieux les impératifs de sécurité sur lesquels je ne transige pas et le développement d’une offre hospitalière de proximité pérenne, dans l’intérêt des Noyonnais et de leur territoire.

 « Je sais ton engagement sur ce dossier. Bien à toi ».

Signée : Xavier Bertrand

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15 novembre 2011 2 15 /11 /novembre /2011 10:45

Cela fait plus de cinq ans que la décision menaçait. Elle vient d’être prise par l’Agence régionale de la santé (ARS). La maternité du Centre hospitalier de Noyon fermera fin décembre et la chirurgie se limitera, désormais, aux actes programmés (chirurgie ambulatoire).

C’est bien sûr une catastrophe, une nouvelle catastrophe, pour la Ville et le noyonnais. L’Hôpital était, depuis le départ du Régiment, le premier employeur du noyonnais.

La décision de l’ARS est malheureusement logique mais pourtant inacceptable.

Logique, parce que l’Etat ferme aujourd’hui des services qui ne sont plus en état de fonctionner, dans la mesure où ils n’offrent plus aux patients une qualité des soins minimale.

Logique parce que depuis plus d’un an (depuis octobre 2010 exactement), les responsables de la Ville et de l'Hôpital connaissaient les règles du jeu. Le Conseil d’administration et son président de l'époque s’étaient engagés par écrit, dans un contrat de dynamisation, à tout mettre en œuvre pour relever le nombre annuel de naissances de 500 à 750. Si l’activité ne décollait pas, ils connaissaient les conséquences. Or rien n’a été fait. Fin décembre, on arrivera tout juste à 415 accouchements. Loin de se relever, l’Hôpital de Noyon s’est enfoncé.

Logique, parce qu’il faut regarder la réalité en face : trois noyonnais sur quatre préfèrent aujourd’hui se faire hospitaliser ailleurs qu’à Noyon. Une femme sur deux n'accouche pas à la maternité de Noyon..

Logique parce l’Hôpital de Noyon n’attire plus les médecins, et que cela fait des années qu’il fonctionne sur la corde raide.

Logique, parce que l’établissement a été non seulement incapable de redresser son niveau d’activité mais il a aussi laissé filer son déficit qui s’établira fin 2011 à 1,7 millions d’euros sur un budget total de 23 millions.

Même si elle est logique, j’estime que la décision de l’ARS est malgré tout inacceptable telle quelle.

Inacceptable, en termes de disparition brutale d’un service public de proximité. Inacceptable pour la population du noyonnais déjà durement frappée par le chômage et la misère et qui n’a pas forcément les moyens de se déplacer à Chauny ou à Compiègne.

Inacceptable, en termes d’emplois et en termes d’aménagement du territoire.

J’ai saisi le Premier Ministre et le Ministre en charge de la santé pour leur dire que je ne pouvais pas accepter les décisions de l’ARS telles qu’elles sont annoncées.

J’ai demandé à être reçu en urgence et je le serai par le Ministre de la Santé dès ce mercredi en fin d’après-midi.

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12 novembre 2011 6 12 /11 /novembre /2011 18:21

J’ai présenté à la presse, ce samedi, l’Association « Noyonnais 2020 » que je viens de créer sur le noyonnais avec Alexandre Cavé, Sandrine Dauchelle et Maxime Durier.

Cette association veut rassembler sur les trois cantons de Noyon, de Lassigny et de Guiscard toutes les femmes et tous les hommes (quelque soient leur âge, leur profession ou leurs responsabilités) qui s’intéressent au développement et à la défense du Noyonnais.

Elle sera l’un des instruments de la reconquête de la droite dans la perspective des élections municipales et territoriales de mars 2014.

Elle est enfin le signe fort de ma volonté personnelle de voir accéder aux responsabilités politiques et électives une nouvelle génération.

L’Association que présidera Alexandre Cavé, 37 ans, a son siège dans de nouveaux locaux que nous inaugurerons très prochainement au 44, boulevard Carnot à Noyon.

On peut adhérer à l’association dès à présent, en écrivant à cette adresse. La cotisation a été fixée à 10 euros.

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10 novembre 2011 4 10 /11 /novembre /2011 16:44

Le maire socialiste de Noyon a vidé, en quatre ans, les caisses de la ville et celles de la Communauté de communes. Il cherche de l’argent partout. Après avoir aggravé l’endettement des deux collectivités et augmenté les taux des taxes et impôts locaux, il veut agrandir son empire.

On se souvient que M. Deguise rêvait, à peine arrivé à la mairie de Noyon, d’annexer les riches terres socialistes de Roye, dans la Somme. Il a cherché aussi à dépecer le Pays des Sources. Faute d’y être parvenu, il est allé séduire Blérancourt dans l’Aisne.

Mais cela ne saurait, bien sûr, suffire pour remplir les caisses de la Cité de Calvin. Il faut donc s’agrandir ailleurs et chercher de nouveaux contribuables. Ham est trop pauvre. Restent les terres communistes plus au sud. Le maire de Ribécourt vient ainsi de révéler à la presse que l’ambitieux maire de Noyon convoitait le retour de Ribécourt dans le Pays noyonnais. Il a également demandé au Préfet à récupérer Chiry-Ourscamp, et Tracy-le-Val, et Pimprez, et Bailly.

Cet impérialiste brutal (il a fait délibérer les élus du noyonnais sans même en parler aux maires concernés) a fait bondir les communistes des Deux Vallées. Ils ont fait savoir qu’ils n’avaient pas l’intention de se faire annexer par l’impérialiste du nord. On en est là.

Sympa l’ambiance à gauche, dans le secteur, entre les deux futurs rivaux des législatives de 2012 !

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7 novembre 2011 1 07 /11 /novembre /2011 14:50

Le CEVIPOF, le Centre d’études de la vie politique française qui dépend de Sciences Po-Paris, vient de réaliser une étude sur la perception que les Français ont de la future élection présidentielle. Quelques chiffres sont rassurants :

60% des Français, par exemple, disent s’intéresser beaucoup ou assez à la vie politique (plus 2% par rapport à décembre 2010) et 81% déclarent qu’ils ont l’intention d’aller voter à l’élection présidentielle.

D’autres chiffres sont plus inquiétants sur l’état d’esprit actuel de nos compatriotes :

83% des Français considèrent que les responsables se préoccupent peu ou pas du tout de ce que pensent les gens comme eux.

83% n’ont pas confiance ou pas confiance du tout dans les partis politiques.

63% pensent qu’aujourd’hui les notions de droite ou de gauche ne veulent plus rien dire du tout.

60% des Français disent, qu’en France, la démocratie ne fonctionne pas bien ou pas bien du tout (+3% par rapport à décembre 2010).

52% des Français n’ont confiance ni dans la droite ni dans la gauche pour gouverner le pays  (-4% par rapport à 2010).

Sur une échelle de confiance de 1 à 10, aucun candidat déclaré ou potentiel à la présidentielle ne dépasse la moyenne (5)…

Ces chiffres ne sont pas nouveaux, mais ils confirment la déstructuration de la vie politique française et la distance phénoménale qui s’installe entre la vie quotidienne des gens et la vie politique nationale.

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2 novembre 2011 3 02 /11 /novembre /2011 08:00

Dans la presse et au PS, comme ailleurs dans les milieux bien pensants de la gauche, il est de bon ton, depuis des mois, d’attaquer la personne du Président de la République, ainsi que son entourage et ses amis.

Imaginons ce que les mêmes journalistes et les mêmes bonnes âmes de gauche écriraient et diraient aujourd'hui par exemple :

Si le Président actuel avait, dans sa jeunesse, organisé un faux attentat au cœur de Paris pour tenter de se faire élire…

Si notre Président entretenait sa maîtresse et sa fille adultérine dans un magnifique appartement loué et gardé aux frais du gouvernement, au cœur de Paris...

Si notre Président se rendait chaque Noël sur les bords du Nil chez son ami Moubarak aux frais de l'Etat...

Si notre Président faisait racheter, par une société d’Etat, l’entreprise d'un ami pour cinq fois sa valeur...

Si notre Président rendait public, huit années de suite, des rapports sur sa santé totalement faux et mensongers...

Si notre Président ordonnait à ses gendarmes de monter de toutes pièces une histoire de terroristes à Vincennes...

Si notre Président laissait un de ses très proches amis se suicider avec un 357 magnum dans l’un des bureaux de l’Élysée...

Si notre Président avait commandité par les services secrets français la destruction à l'explosif d'un bateau pacifiste en Nouvelle Zélande...

Si notre Président mettait sur écoute sans justification plus de 150 journalistes, artistes et citoyens…

Si notre Président laissait son ex-Premier ministre se suicider un dimanche après midi, au bord d’un canal…

Si notre Président creusait la dette de la France de plus de 250 %  durant son séjour à l’Elysée...

Imaginez le déchaînement de la presse, les hurlements de la gauche bien pensante ! Oui, imaginez ce qui se passerait aujourd’hui si notre président faisait le dixième de ce que François Mitterrand a pu faire pendant ses deux mandats à l’Elysée, dans le silence assourdissant des médias et de la gauche !

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31 octobre 2011 1 31 /10 /octobre /2011 08:00

Jean-François Mancel et Jérôme Bignon avaient, le 8 juillet dernier, lancé un appel pour « unifier la Picardie ». « L’existence d’un conseil régional et de trois conseils généraux et de leurs administrations respectives nous parait, écrivaient-ils, devenue totalement dépassée et superfétatoire, dans la perspective de 2014 et de l’avènement du conseiller territorial. C’est pourquoi nous allons proposer à la rentrée à tous les picards et à leurs élus une démarche courageuse, innovante, citoyenne conduisant à fusionner les quatre collectivités en une seule : la Région Picardie ».

Dans ce but, une association loi de 1901, « Unifier la Picardie », c’est son nom, vient d’être créée. Elle a son siège au 18 rue de la Prévôté, à Oisemont dans la Somme. On peut y adhérer par courrier. Je viens de le faire et j’en suis un des membres fondateurs.

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27 octobre 2011 4 27 /10 /octobre /2011 15:04

 La Droite Sociale regroupe une cinquantaine de parlementaires de la majorité. Elle vient de rendre publique sa contribution au projet de la majorité en vue de l’élection présidentielle de 2012.

La Droite Sociale réaffirme à cette occasion ses deux convictions majeures : les classes moyennes, durement touchées par la crise, doivent être replacées au centre des politiques publiques. Notre contrat social doit d’autre part évoluer pour assurer un meilleur équilibre des droits et des devoirs au sein de notre société.

Cette dizaine de propositions n’occasionne pas de hausse des dépenses publiques.

1. Plus de justice sociale :  

 - Interdire les stock-options, sauf pour les PME et les start-up. Ce type d’intéressement, encouragé par les socialistes sous le gouvernement Jospin, favorise chez les dirigeants d’entreprise des stratégies à court terme, au dépend de la croissance durable.

 - Assurer que tous les hauts revenus acquittent l’impôt sur le revenu, afin que personne ne puisse s’exonérer d’impôt par le biais du cumul des déductions fiscales.

 - S’assurer que toute personne qui vit plus de trois mois en France acquitte ses impôts en France.

 - Interdire les augmentations de rémunérations des dirigeants, administrateurs, et cadres dirigeants des entreprises qui suppriment des emplois (solde net).

 2. Pour un meilleur équilibre entre les droits et les devoirs :

 - Réserver une partie du logement social à ceux qui travaillent : Il s’agit notamment de répondre aux attentes des 500.000 français qui, ces cinq dernières années, ont renoncé à un emploi pour des raisons liées au logement (source CREDOC).

 - Favoriser l’activité des bénéficiaires du RSA : inciter les départements à verser la moitié du RSA à une entreprise, une association ou un chantier d’insertion, dès lors qu’il embauche un bénéficiaire du RSA et insérer une clause d’insertion professionnelle dans les marchés publics.

- Envoyer chaque année aux Français le montant total des aides reçues (allocation logement, complément de libre choix d’activité, allocation familiale…) et, à terme, le montant de toutes les prestations sociales.

 3. La priorité donnée aux classes moyennes :

 - Mettre en place, sur le modèle du plan épargne logement, un Plan épargne éducation ouvert pour chaque enfant à la naissance, avec un premier versement de l’Etat de 150 €.

 - Aide au financement du permis de conduire pour les jeunes. Réservé aux jeunes de 18 à 24 ans, ce cofinancement Etat / collectivités locales serait conditionné à l’exercice d’un service social pour la collectivité ou une association locale.  

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26 octobre 2011 3 26 /10 /octobre /2011 09:25

LONGUET-01-copie-6.jpgJe suis heureux d'apprendre que c'est le Ministre de la défense, mon ami Gérard Longuet, qui présidera, au nom du gouvernement, les cérémonies commémorant le  93ème anniversaire de l’Armistice de 1918, le 11 novembre prochain, à 15 heures, dans la Clairière de Rethondes. Je serai heureux de l'accueillir avec mes collègues parlementaires de l'Oise.

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24 octobre 2011 1 24 /10 /octobre /2011 09:22

L’UMP s’est amusée, la semaine dernière, à évaluer ce que pourrait coûter aux Français l’application du projet socialiste tel que le parti l’a voté au printemps et tel que François Hollande dit vouloir l’endosser.

Au total sur cinq ans : 255 milliards d’euros de dépenses nouvelles et 126 milliards d’impôts et de taxes supplémentaires !

Les emplois d'avenir : le PS veut en créer 300.000 dans les domaines de l’innovation environnementale et sociale. Coût : 4 milliards par an, selon les chiffres mêmes du PS.

Une allocation d'étude pour les jeunes adultes : 12 milliards par an, selon la fondation Terra Nova, proche du PS.

Le retour à la retraite à 60 ans : 17,6 milliards par an. Alors que la réforme des retraites, avec le report de l’âge légal à 62 ans, permet au régime de retraites de revenir à l’équilibre en 2018.

Le recrutement de fonctionnaires : 10.000 postes de gendarmes et policiers, 60.000 enseignants et arrêt du non remplacement d'un départ à la retraite sur deux dans la fonction publique, représentent au minimum 3,5 milliards d’euros sur cinq ans.

Le contrat de génération (proposé par Hollande qui veut en créer 200.000 par an) : 8 milliards d’euros par an. Hollande estime son coût entre 6 à 10 milliards.

La construction de 30.000 logements sociaux supplémentaires par an par rapport au rythme actuel de 120 000, soit 1,4 milliard par an.

Tout ceci représente, sur un quinquennat, un total minimum de dépenses supplémentaires de 255 milliards €.

A noter : Le cadrage macro-économique utilisé par le PS pour bâtir l’équilibre financier de son programme retient une croissance de 2,5%. Cette prévision est  périmée. Aucun économiste, aucune institution n’est aussi optimiste.

Par ailleurs, l’UMP n’a pas intégré , dans son calcul, certaines dépenses pourtant considérables : la réduction de 75% à 50% de la part du nucléaire dans le mix énergétique (20 milliards d’euros par an) ; le renchérissement du coût du crédit lié à la création d’euro-obligations (6 à 8 milliards par an) ; le renchérissement du coût du crédit lié à la baisse de la notation de notre dette, si la France revenait sur les grandes réformes structurelles, comme la réforme des retraites…

Enfin, le PS multiplie, dans son projet, les promesses sans financement, ni précision.

Concernant les recettes nouvelles pour payer une partie de ces 255 milliards de dépenses, le PS espère 50 milliards d’impôts en plus de la réforme de la fiscalité : suppression des niches fiscales (mais le PS ne dit jamais lesquelles), fusion de la CSG et de l’impôt sur le revenu (disparition annoncée du quotient familial et basculement vers une fiscalisation individuelle plutôt que par foyer), suppression de la réforme de l'ISF, alignement de la fiscalité du capital et du travail...

Le PS envisage d’autre part de créer des taxes supplémentaires qui devraient rapporter à l’Etat 76 milliards d’euros en plus pris sur les ménages et les entreprises (hausse de la TVA sur la restauration, mise en place de la taxe carbone, hausse de la taxe sur les produits énergétiques, suppression d'allégements de charges, mise sous condition de ressources des allocations familiales).

126 milliards de taxes nouvelles, en face 255 milliards de dépenses supplémentaires. Pour l’instant, le PS ne dit pas comment il financerait la différence…  

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