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F.M.G

 
 
 François-Michel Gonnot 
 Avocat
 Député honoraire
 
 

mail : gonnot2007@yahoo.fr 

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30 septembre 2010 4 30 /09 /septembre /2010 08:00

C'est tout simplement minable. Mesquin et minable.

L'OPAC de l'Oise a fêté lundi, à Beauvais, son 90ème anniversaire. En pareille circonstance, un président digne de ce nom, aurait invité ses prédécesseurs. Après tout, nous ne sommes que trois encore vivants (Jean-François Mancel, Patrice Fontaine et moi-même). Cela n'aurait pas explosé le budget de l'Office. Et, il est clair que l'histoire et le développement de l'OPAC, nous y avons tous contribué.

Seulement, voilà, André Vantomme n'est pas un président comme les autres. Lui, il fait d'abord de la politique. Il n'a donc invité aucun de ses prédécesseurs (j'ai vérifié). Il les a soigneusement évités.

De quoi avait-il peur ? Que l'on dénonce, sous sa présidence, la politisation de l'Office public ? Que l'on rappelle de quelle façon il a jeté dehors les administrateurs de droite ? Que l'on évoque la dérive de certaines dépenses somptuaires de l'OPAC ? Que l'on parle de la situation dégradée du patrimoine, des hausses exagérées des loyers et des charges ?...

Nous aurions sans doute eu l'intelligence de ne pas gâcher la fête. On a préféré nous bâillonner. Erreur, grave erreur. Cela va nous rendre encore plus vigilants sur ce qui se passe dans les coulisses de cette grande maison que nous aimons et qui, désormais, nous ignore.

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28 septembre 2010 2 28 /09 /septembre /2010 10:00

240 hectares de forêts, cela attise bien des convoitises ! Avec le départ du RMT, la Communauté de communes du pays noyonnais aurait bien aimé récupérer le massif forestier qui, à cheval sur les communes de Noyon, Crisolles, Salency, Baboeuf, et Béhéricourt, a servi pendant tant d’années aux militaires de champ de tir et de manœuvres.

Hubert Falco, secrétaire d’Etat, et le préfet de l’Oise, l’ont un peu trop vite promis à la CCPN qui voudrait l’utiliser à des fins touristiques et commerciales. Le maire socialiste de Crisolles aurait aimé, de son côté, agrandir le Parc Carisiolas qui a pourtant beaucoup de mal à ne pas couler.

Malheureusement, l’avenir de ces bois est en train de devenir une affaire d’Etat.

D’abord, parce que l’ONF, qui en assure la gestion depuis toujours, aimerait les récupérer dans son patrimoine afin de les préserver. Rien de plus simple. Dans ce cas, il suffirait de transférer la propriété des forêts du ministère de la Défense à celui de l’Agriculture qui les confierait ensuite à l’ONF. Un jeu d’écriture.

Malgré les promesses, les vendre par contre à la CCPN s’avère de plus en plus compliqué, et ceci pour trois raisons :

1) Une loi interdit d’aliéner un massif forestier qui appartient à l’Etat.

2) Ensuite, « l’affaire » de l’hippodrome de Compiègne vient compliquer le dossier. Le nouveau ministre du budget, même si cela était légal, aurait désormais beaucoup de mal à signer la vente de 240 hectares de forêts publiques pour un euro symbolique.

3) Enfin, avec l’arrivée prochaine du siège national de l’ONF à Compiègne, il semble difficile de se livrer dans l’Oise à une deuxième braderie de son patrimoine forestier, sans déchaîner la colère des syndicats de l’Office !

On en est là. Une visite de fonctionnaires sur place, le 15 septembre, (à laquelle le député n’a pas été invité !) n’a pas permis de débloquer l’affaire.

Sans doute pour faire pression sur l’Etat, le maire socialiste de Noyon a cru bon de rendre l’affaire publique dans le Courrier. Il a ainsi définitivement compromis le transfert éventuel des bois du RMT aux collectivités du noyonnais.

Personne à Paris, désormais, ne prendra, en effet, le risque de voir cette affaire finir dans Le Canard Enchaîné.

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24 septembre 2010 5 24 /09 /septembre /2010 17:01

J’ai déjeuné mercredi avec le Président de la République. Nous étions huit députés UMP autour de la table pour faire un tour d’horizon de l’actualité politique en cette rentrée de septembre. Nicolas Sarkozy nous a beaucoup écoutés sur les dossiers du moment, comme il le fait toujours.

J’ai trouvé un Président en très grande forme et très lucide sur les difficultés du moment et sur la situation politique. Je l’ai aussi trouvé très déterminé sur les réformes qu’il reste à faire et sur la façon de les conduire.

Je ne révèlerai pas ici, bien sûr, le contenu de nos entretiens. Mais je dirai simplement que j’ai la conviction que Nicolas Sarkozy sait où il va, qu’il a une juste analyse des problèmes du pays et la volonté de poursuivre le mouvement de réforme et de modernisation.

Je pense que Madame Aubry, et l’ensemble de la gauche, devrait un peu moins fanfaronner qu’ils ne le font actuellement…

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22 septembre 2010 3 22 /09 /septembre /2010 08:00

Savez-vous quel est le secret le mieux gardé du noyonnais ?

Je vous le donne en mille : les chiffres du chômage sur la ville de Noyon et sur les trois cantons de Lassigny, Guiscard et Noyon.

Ces chiffres existent, bien sûr, quoique noyés officiellement dans ceux du bassin d’emploi du compiègnois. Et j’en ai la preuve : jusqu’aux élections municipales de mars 2008, pas de problème, les chiffres (pas les noms) des chômeurs noyonnais étaient connus et diffusés par la mairie, notamment au député et aux journalistes.

Une fois par an, le directeur de l’ANPE de Noyon (ce n’était pas encore le Pôle Emploi) invitait même quelques élus à venir passer une heure ou deux à l’agence pour rencontrer des demandeurs d’emploi et surtout se voir expliqué par le détail l’évolution de la situation de l’emploi sur le bassin du noyonnais.

Depuis 2008, une chape de béton est tombée sur l’agence. La nouvelle directrice a refusé par deux fois de me communiquer le moindre chiffre. J’ai donc saisi le Président national. Celui-ci m’a renvoyé sur le directeur régional qui m’a renvoyé sur le directeur départemental qui a fait semblant de ne pas comprendre ce que je voulais et qui, depuis, fait le sourd.

Etrange, incroyable, non ? J’ai donc décidé de changer de méthodes. Je viens de m’adresser directement au Ministre du Travail par la voie officielle de l’Assemblée nationale.

On verra, bientôt, jusqu’où le secret est bien gardé, et surtout pourquoi il est si jalousement gardé.

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19 septembre 2010 7 19 /09 /septembre /2010 12:42

Martine Aubry nous a fait cet été, comme beaucoup d'autres, un beau numéro sur le thème : “la droite veut chasser les Roms et les gens du voyage, c'est scandaleux et épouvantable....C'est l'expression d'une politique inhumaine, etc...”.

Certains avaient évoqué, alors, le fait que la même Martine Aubry pratiquait aussi les expulsions de gens du voyage sur sa propre ville de Lille. J’en ai désormais les preuves grâce à Bernard Gérard, député du Nord et maire de Marcq en-Baroeul.

J'ai ainsi en ma possession trois documents qui attestent du vrai visage de la première des socialistes.
Le premier document est la requête, en date du 19 juillet 2010, de Madame Aubry, présidente de la Communauté urbaine de Lille, qui demande au tribunal de grande instance de la ville « l’expulsion de véhicules et de caravanes qui se sont installés, sans droit ni titre, sur un terrain de la Communauté urbaine situé à Villeneuve d’Ascq ».

Martine Aubry rappelle « qu’il s’agit là d’une violation flagrante de son droit de propriété, et que cette installation sauvage risque d’être à l’origine de difficultés et de troubles de voisinage et qu’il y a donc urgence à ordonner leur expulsion ».

Le deuxième document est l’ordonnance d’expulsion du tribunal. Elle est datée du 21 juillet.

Le troisième est la demande de l’huissier de Madame Aubry au préfet, deux jours plus tard, le 23 juillet, de « prêter le concours de la force publique pour procéder à l’expulsion de nomades ».

Il existe des tas d’autres exemples des comportements malhonnêtes de la Dame de Lille qui consiste à donner, à grands coups de gueule, de soit disant leçons de morale quand elle est à Paris, et à faire exactement le contraire quand elle est à Lille, loin des télévisions et des médias.

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15 septembre 2010 3 15 /09 /septembre /2010 08:00

La commune de Chiry-Ourscamp compte deux merveilles : l’abbaye et, moins connu, ce qu’il reste du gigantesque château construit en 1880 dans le style Henri II par un industriel Saint-Quentinois, Alphonse Mennechet de Barival.

Ce château, laissé à l’abandon depuis des décennies, a failli être démoli il y a quelques années. Il vient d’être racheté, et, bonne nouvelle, la façade vient d’être inscrite à l'inventaire des monuments historiques, il y a quelques jours. Ce qui en assure la sauvegarde à tout jamais.

Pour tout savoir sur ce château et sa sauvegarde, voir le blog :

http://chiry-ourscamp60.skyblog.com

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14 septembre 2010 2 14 /09 /septembre /2010 14:54

Le Courrier Picard m'a consacré, ce mardi matin, une grande interview de rentrée. Il y est surtout question des dossiers du noyonnais, mais aussi des attaques du maire de Noyon contre le compiègnois, des élections cantonales de mars 2011 et des élections législatives de 2012.

J'ai pensé que les lecteurs de ce blog aimeraient, sans doute, la lire. Pour celà, il suffit de cliquer successivement sur ces deux liens:

http://www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/Info-locale/Compiegne-Noyon-Creil/RMT-Le-maire-ne-dit-pas-toute-la-verite

http://www.courrier-picard.fr/courrier/Actualites/Info-locale/Compiegne-Noyon-Creil/RMT-Le-maire-ne-dit-pas-toute-la-verite/Aucune-raison-que-je-ne-reparte-pas-en-2012

 

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13 septembre 2010 1 13 /09 /septembre /2010 10:33

Dès le milieu de cette semaine, une fois le projet de loi sur les retraites voté, l’Assemblée nationale va se remettre au travail sur le projet de réforme des collectivités territoriales.

Le texte prévoit notamment les conditions d’élection des conseillers territoriaux qui seront, à partir de 2014, amenés à remplacer conseillers généraux et conseillers territoriaux.

Il est clair désormais que l’Assemblée a l’intention d’imposer sa position au Sénat sur ce point. C’est en tout cas ce qui ressort de mes entretiens récents avec les rapporteurs du texte et le Ministre de l’intérieur.

L’Oise devrait donc avoir, après le vote de la loi, 37 territoires au lieu de 41 cantons. Il y aura 5 territoires dans la 6ème circonscription, au lieu de 6 cantons.

Les territoires seront découpés en fonction de la population : chaque territoire devrait avoir entre 14 et 25.000 habitants.

Un territoire ne pourra pas être à cheval entre deux circonscriptions législatives.

Les villes de plus de 3.500 habitants pourront être découpées en plusieurs territoires.

En suivant ces principes, on peut donc penser que les cantons de Compiègne-nord, de Ribécourt et de Noyon, à l’exception de quelques communes périphériques qui pourraient leur être retirées, deviendront territoires.

Les deux autres territoires seront, pour l’essentiel, le résultat du redécoupage des trois cantons de Guiscard, de Lassigny et de Ressons-sur-Matz.

Tout cela fera bien sûr l’objet de discussions entre le Ministère de l’intérieur et les élus locaux et départementaux, après les élections cantonales du mois de mars prochain. Nous aurons donc l’occasion d’en reparler ici.

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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 12:22

Bien sûr, il y avait du monde dans la rue mardi dernier. Le gouvernement et la majorité ont écouté et entendu, en ouvrant le dialogue, notamment sur la pénibilité.
Cela dit, ce n’est pas la rue qui fait la loi, mais les députés. Toute la semaine nous avons siégé et débattu du projet de réforme des retraites.

Avant de parler du débat, je veux redire ici quelques évidences.

Cette réforme vise à répondre aux menaces qui pèsent sur notre régime de retraite par répartition. Aujourd’hui, une retraite sur 10 n’est pas financée ! En 2030, si rien n’est fait, ce sera une sur six ! Le déficit du régime général atteint 32 milliards d’euros. Sans réforme, ce sera 45 milliards d’€ en 2020 et 100 en 2050 !

La réforme vise aussi à répondre au défi démographique : en 50 ans, le temps passé à la retraite a été multiplié par deux et le rapport entre le nombre d’actifs et le nombre de retraités a été divisé par deux ! Si rien n’est fait, en 2050, il y aura à peine plus d’un actif pour un retraité !

Le report de l’âge légal de retraite à 62 ans reste la solution la plus juste et la plus efficace. Nous sommes le seul pays d’Europe à avoir un âge légal de départ à 60 ans. Partout ailleurs, cet âge est fixé à 65 ans et certains pays envisagent de passer prochainement à 67 ans !

Ne pas toucher à l’âge légal revient à pénaliser le pouvoir d’achat des Français, que ce soit en augmentant les cotisations ou en baissant les pensions.

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12 septembre 2010 7 12 /09 /septembre /2010 12:17

Face à ses évidences, les députés socialistes nous ont asséné, pendant une semaine entière de débat parlementaire, des monceaux de mensonges et de contre-vérités qui honorent peu ceux qui prétendent un jour revenir au pouvoir.

Dire, comme l’a fait Ségolène Royal à la télévision, jeudi soir, que le PS rétablira l’âge légal de départ à 60 ans est un mensonge honteux auquel personne ne peut croire !

Au fond d’eux-mêmes, les dirigeants du PS savent bien qu’il n’y a pas d’autres solutions que la réforme d’aujourd’hui ! Dominique Strauss-Kahn expliquait le 20 mai dernier, sur France 2, que « si on vit 100 ans, on ne va pas continuer à avoir la retraite à 60 ans ». Martine Aubry elle-même avait évoqué l’idée d’un report de l’âge de départ avant de faire machine arrière : «Je pense qu'on doit aller, qu'on va aller très certainement vers 61 ou 62 ans ».

Qu’ont proposé les députés PS pendant le débat parlementaire ? Exactement le contraire : ils ont proposer d’allonger la durée de cotisation en maintenant l’âge légal de départ à la retraite à 60 ans.

Ils n’ont pas dit bien sûr que cela reviendrait, en fait, à une baisse des pensions ! Quand on a commencé à travailler à 20 ans, si on doit cotiser pendant 41 annuités (comme c’est le cas aujourd’hui), cela veut dire qu’on ne touchera une retraite à taux plein qu’en partant à 61 ans !

Le maintien de l’âge légal de départ à 60 ans que propose la gauche n’est qu’un leurre qui masque en réalité la baisse des pensions.

Pour le reste, la recette miracle du PS n’a pas changé depuis 1981 : augmenter les impôts ! Le PS veut les augmenter de 45 milliards d’€ en frappant les cotisations sociales, l’intéressement et la participation, et en taxant les banques !

Ces recettes d’hier feraient baisser le pouvoir d’achat des Français, la compétitivité de notre pays et l’emploi ! Notre taux de prélèvements obligatoires est déjà l’un des plus élevés des pays développés, idem pour les cotisations sociales. Taxer l’épargne salariale, ce serait taxer les classes moyennes. Sept millions de salariés bénéficient de l’intéressement et de la participation ! Enfin, augmenter de 15% l’impôt sur les banques, ce serait pénaliser un de nos secteurs économiques les plus performants ! La banque est un des premiers employeurs privés du pays avec (400.000 salariés et 30.000 recrutements par an). 

Le dialogue avec les syndicats va naturellement se poursuivre dans les semaines qui viennent. L’Assemblée nationale votera la réforme mercredi. Le texte partira ensuite au Sénat. Plusieurs points peuvent encore évoluer :

1) le dispositif des carrières longues, qui va être élargi pour permettre à toutes les personnes ayant commencé à travailler à 17 ans de partir à la retraite à 60 ans. Cela concernera 90.000 personnes en 2015. Le PS avait voté contre ce dispositif en 2003, alors qu’il a déjà profité à 100.000  personnes…

2) la prise en compte de la pénibilité, afin que ceux qui sont usés physiquement puissent continuer à partir à 60 ans sans subir de décote. Il s’agit d’un droit nouveau, sans précédent en Europe, qui peut encore être ajustée : en tenant compte des pathologies qui risquent de se déclarer après le départ à la retraite mais qui sont liées à l’activité professionnelle, en mettant l’accent sur la prévention dans l’entreprise, en favorisant des carrières plus diverses.

3) la question des poly-pensionnés, qui ont parfois une pension inférieure du simple fait d’avoir cotisé à plusieurs caisses.

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