La France détient le triste record d’être le premier pays européen en matière de consommation de drogues par les jeunes. Au cours des 15 dernières années, cette consommation a beaucoup augmenté. Face à ce fléau, une chose est sûre, il faut refuser la banalisation des drogues.. A ce propos, le rôle de la Mission interministérielle en charge de la lutte contre la toxicomanie, mène une politique très contestable. Déjà en octobre 2001, le Sénateur Roland du Luart, alors rapporteur d'une commission sur la politique de la MILDT, dénonçait les dérives de celle-ci, dans son rapport intitulé «Que fait la MILDT de son argent ?». Roland du Luart critiquait sévèrement la politique de banalisation de la consommation de drogues. Il s’interrogeait également sur les alliances que la MILDT développait avec les associations revendiquant la légalisation des drogues, telles ASUD et Technoplus, ou bien le maintien dans une toxicomanie supposée « plus propre », telle SOS Drogue International. L’Inspection Générale des affaires sanitaires et sociales relevait également une « opacité, un manque de transparence dans la gestion » de cette dernière association, s’interrogeant sur « ses méthodes et motivations ». Toutefois, les mises en garde du Sénat et de l’IGASS ont été ignorées. Nommé en septembre 2001, le nouveau Président de la MILDT a poursuivi la politique de son prédécesseur. Les stratégies de banalisation des drogues et d’apprentissage à se droguer « proprement » étant mises en oeuvre, le Président de la MILDT a franchi une nouvelle étape. Dans le rapport confidentiel qu’il remettait au Premier ministre le 17 mars 2003, il recommandait la création de salles de distribution d’héroïne au nom, une fois encore, du dogme de la « réduction » des risques. La mobilisation de l’association Parents contre la Drogue (ex : France Sans Drogue) devait suspendre ce processus. Le Président de la MILDT n’en réitérait pas moins sa demande lors de la conférence organisée le 26 novembre 2004 par l’association SOS Drogue international ainsi que lors des réunions des responsables européens de la lutte contre la drogue, à la consternation de ces derniers. Pire encore, des associations financées par le Ministère de la santé et la MILDT distribuent des kits pour se «droguer propre» ainsi que de flyers détaillant les différentes étapes pour consommer « proprement » l’héroïne et la cocaïne à des adolescents non toxicomanes dans des lieux festifs et des établissements scolaires ! Un certain nombre de députés dont je suis et des responsables associatifs venons de prendre publiquement position contre cette dérive de la politique de la prévention des risques et avons demandé la création d’une commission d’enquête parlementaire sur l’utilisation des fonds de la MILDT et les subventions allouées à des associations présentant sous un jour favorable les drogues. Nous souhaitons aussi que le Chef de l’Etat déclare l’année 2006 année de la lutte contre la toxicomanie.