C’est avec beaucoup d’émotion que j’ai retrouvé Simone Veil mercredi dernier à Compiègne. J’ai dirigé, en 1979, la communication de la campagne qui l’a conduite jusqu’à la présidence du Parlement européen. Depuis, je l’ai souvent recroisée, ici où là, dans les allées du pouvoir.
Elle n’a pas changé. Je l’ai retrouvée, mercredi, telle que je l’avais quittée. Rayonnante, rebelle et déterminée. Elle a toujours cette liberté de ton, cette façon de parler, avec des mots vrais et simples, même des choses les plus difficiles ou les plus intimes : sa déportation, l’IVG, la fin de vie, les droits de la femme…
Quatre cents personnes l’ont ovationnée à la bibliothèque de Compiègne. Simone Veil est vraiment une grande dame de ce siècle.