Je n’arrive pas à me résigner à voir Noyon ne plus être une ville de garnison. Si, pour sauver le RMT, il faut accueillir un deuxième régiment, et notamment celui qui travaille en binôme avec le RMT, je suis de ceux qui pensent qu’il fallait le proposer au ministère de la défense et à l’Elysée. C’est ce que j’ai fait avec le Livre noir.
Je regrette que les élus socialistes de Noyon et du noyonnais ne se soient pas manifestés pour appuyer cette initiative.
Faute de consensus local, il est donc sans doute inévitable que le RMT, pour des raisons opérationnelles, s’en aille à Colmar en juillet 2011.
C’est pourquoi, je viens de prendre une dernière initiative. On ne pourra pas dire que je n’ai pas tout tenté.
J’ai appris en fin de semaine dernière, en effet, que le Ministère de la Défense serait toujours à la recherche d’un site d’accueil pour le 2ème RD, un régiment spécialisé dans les risques nucléaires, radiologiques, biologiques et chimiques( NRBC). Ce régiment ne doit pas être trop éloigné de la région parisienne où il est susceptible d’intervenir un jour.
J’ai demandé ce lundi au Ministère de la défense d’étudier la possibilité de le mettre à Noyon, dans l’hypothèse où le Régiment de Marche du Tchad libérerait, en juillet 2011, ses installations (42 hectares et 11 bâtiments) en parfait état.
J’ai également demandé au ministère d’étudier l’installation à Noyon de l’un des deux ou trois régiments qui devraient être rapatriés d’Allemagne.
Connaissant le peu d’empressement de l’état-major à modifier son plan de restructurations, j’ai également sollicité le Président de la République en lui demandant de veiller à ce que le ministère de la défense étudie vraiment ces deux hypothèses.
Nous verrons bien. J’aurai, en tout cas, tout fait et tout proposé pour éviter le drame que serait le départ du RMT.