Noyon a la chance extraordinaire d’accueillir un Festival de Blues de la plus haute qualité. Mais Noyon ne le sait pas.
Ce week-end encore, pour la troisième fois, les plus grands noms français du Blues se sont produits dans la ville. Le directeur artistique du Festival, Jean-Michel Nanjod, avait renouvelé l’exploit que le meilleur de cette musique venue du fin fond des Etats-Unis soit sur la scène du Parc Roosevelt. Et ce furent des moments exceptionnels.
Seuls manquaient les noyonnais. Malgré la gratuité, malgré le plateau, malgré les musiciens et les techniciens qui se sont défoncés, malgré les bénévoles qui ont fait des merveilles, le public n’était pas au rendez-vous.
Il est vrai que la nouvelle municipalité avait tout fait pour que le Festival se plante. Le maire ne s’est pas montré. Son ancienne commune de Pont l’Evêque n’a rien trouvé de mieux que d’organiser sa fête communale le même week-end. Des 2.000 affiches imprimées par l’association du Festival pour annoncer l’évènement, la mairie (qui devait les distribuer) n’en a fait circuler que six !
Quel gâchis ! Noyon a pourtant besoin d’évènements comme celui-là. Pour se faire connaître, mais aussi pour sortir du blues justement…