Max Brézillon est mort le 10 août dernier. Une grande figure de l’Oise s’en est allée. Max a été un héros de la résistance et de la déportation dans l’Oise. Cette terrible épreuve l’avait marqué pour toute sa vie.
Il a aussi été un formidable chef d’entreprise, créant et développant, dès le lendemain de la Libération, la magnifique entreprise qui porte ses initiales. BZ, comme on dit encore aujourd’hui, a compté jusqu’à 3.000 salariés et a été la plus grande entreprise du noyonnais, avant d’être reprise par le groupe Bouygues qui, peu à peu, essaie de la délocaliser.
Max Brézillon, enfin, a été un conseiller général et régional exemplaire. Fidèle à ses idées et au Général de Gaulle, il a défendu son canton avec intelligence. Il a apporté son aide à tous les maires, à tous les habitants et à toutes les associations du noyonnais qui l’ont sollicité pendant plus d’un quart de siècle. Il disait toujours oui, et il faisait, discrètement, l’impossible.
Je me souviens de ce jour de 1988, ou nous nous ennuyions tous les deux, côte à côte, sur les bancs du conseil régional de Picardie. Je lui disais mon angoisse de voir le chômage si haut et le niveau de formation si bas, dans le noyonnais. Il me racontait, lui, sa difficulté à trouver des maçons dans l’Oise et la Picardie. C’est de cette discussion qu’est née l’association de formation FIM Vallée de l’Oise que j’ai créée quelques semaines plus tard et que j’ai présidée pendant quinze ans.
Des hommes comme lui manqueront à la France de demain.