Depuis ce week-end, le parti socialiste est la risée de la classe politique. Le Congrès de Reims devait être le congrès du renouveau. Ce fut le congrès de la débâcle et le congrès de la pantomime. Eclaté en quatre courants d’égale importance, les socialistes sortent de leur congrès sans ligne politique et sans leader. Le PS est devenu un parti de chiffonniers.
Peu importe finalement qui sera le premier secrétaire, jeudi ou vendredi. Quel qu’il soit, il n’aura pas de majorité et beaucoup d’ennemis. Incapable de fédérer son propre camp, comment pourrait-il demain rassembler la gauche plus atomisée que jamais.
Mélénchon a claqué la porte. Jack Lang, dit-on, connaît la tentation de Venise et chercherait à partir, si Sarkozy le lui propose, pour une dernière carrière à l’étranger, comme DSK. Quant à François Hollande, qui laisse sa famille en lambeaux, il a renoncé dimanche au traditionnel discours de clôture, et a lâché à la presse : « j’ai honte pour le PS. Je ne suis pas fier ».