Je suis tout simplement écoeuré de la décision du Conseil d’Etat autorisant la création d’une décharge d’ordures ménagères et de déchets industriels banals sur le site historique du Bois des Loges à Beuvraignes.
Ecoeuré de voir que la plus haute juridiction administrative française balaye deux ans de procédures et écarte d’un revers de main tous les arguments développés par les opposants à la décharge.
Ecoeuré de constater que la justice, contre tout bon sens et sans respect des valeurs, n’a pas su ou pu résister à un grand groupe que rien ne peut faire reculer.
Ecoeuré de constater que le Conseil d’Etat considère que tout va bien du moment que des mesures ont été prises pour évacuer les restes des 300 Poilus enterrés là.
Ecoeuré de voir que ces hauts magistrats parisiens (qui ne sont jamais venus sur place) ne sont même pas capables de comprendre que l’indignité, justement, est de déplacer ses dépouilles et de violer un lieu sacré pour y faire une décharge d’ordures.
Ecoeuré de savoir que des associations d’anciens combattants sont complices de cette ignominie.
Ecoeuré de constater que l’on vient donc d’autoriser, soit disant pour la Somme qui n’en a pas besoin, une décharge qui polluera à coup sûr deux villages de l’Oise qui n’en veulent pas.
Ecoeuré de tant de bêtise, écoeuré de tant de mépris pour nos campagnes et notre histoire, écoeuré de tant de renoncement devant l’argent.