La mairie de Noyon vient de faire savoir au directeur du Festival de Blues, Jean-Michel Nanjod, qu’il n’y aurait pas de cinquième édition. Le Festival de Blues de Noyon, c’est fini.
Cette décision, que le Maire de Noyon n’a pas eu le courage de communiquer lui-même aux organisateurs, ni par écrit ni par oral, a été prise de façon brutale et arbitraire. Elle est incompréhensible.
Le Festival de Blues était, avec le Marché aux fruits rouges, les seules manifestations noyonnaises dont l’ampleur et la notoriété dépassaient largement le cadre de la région.
La municipalité de Pierre Vaurs avait voulu en faire une manifestation de grande ampleur, au cœur de l’été et au moment où, ailleurs en Picardie, il ne se passe plus rien. Au fil des éditions, le Festival de Blues de Noyon avait commencé à trouver son audience et sa notoriété, grâce à la venue d’artistes de renommée. Une convention avec la ville devait permettre sur les trois prochaines années de développer le Festival.
Les choses ont mal tourné avec l’arrivée de la gauche à la mairie. Le nouveau maire socialiste ne s’est même pas déplacé l’été dernier pour la quatrième édition. Son équipe a boudé. Les services municipaux ont traîné des pieds et n’ont pas distribué en ville les affichettes et les invitations prévues.
Les choses se sont encore détériorées plus récemment quand il s’est agit de préparer l’édition 2009 : courriers et mails sans réponse, demande de la mairie de jumeler le Festival avec un son et lumière (!). La sanction est finalement tombée il y a une dizaine de jours, sous la forme d’un simple coup de fil.
Adieu le Festival qui, bien sûr, va continuer son histoire, ailleurs en France. Quel gâchis pour notre pauvre noyonnais !