Le cabinet Sémaphores vient, à la demande de l’Etat, de mesurer l’impact précis du départ du RMT sur le noyonnais en juin de l’année prochaine.
Les résultats de cette étude ont été présentés au Comité de site que préside le Préfet, le 13 mars dernier.
- Le RMT compte exactement 1.136 personnels, dont 55 officiers, 252 sous-officiers et 32 civils.
- Il regroupe 300 familles qui ont 540 enfants.
- Ces personnels ont touché 24,5 millions d’euros de solde en 2008, dont 11,6 millions d’euros ont été dépensés sur le noyonnais.
- Le Régiment dépense, de son côté, environ un million et demi d’euros par an en fonctionnement sur le territoire.
- La moitié des personnels du régiment a un conjoint qui vit dans le noyonnais.
- Le départ du RMT devrait conduire à l’équivalent, au minimum, de dix fermetures de classes de la maternelle au lycée.
- Le départ des militaires et de leurs familles conduira à la libération de 91 logements sociaux, d’une centaine de maisons et logements en location privée et à la vente de 80 propriétés environ. Selon le cabinet, ceci « devrait chambouler le marché immobilier dans le noyonnais et avoir un impact non négligeable sur les recettes fiscales des communes ».
- La surface totale du quartier Berniquet est de 47 hectares (42 sur Genvry et 5 sur Noyon). 72.741 m2 sont bâtis.
- Le régiment est également propriétaire de plus de 210 hectares de bois sur les communes de Crisolles, Béhéricourt et Granrû.
- Le quartier Berniquet comporte 13 gros bâtiments construits à la fin des années 50, une salle polyvalente de 600 places, un bâtiment de 800 m2, un ensemble hétérogène de hangars et de bâtiments en état très médiocre et difficilement valorisable. Les voieries et les réseaux sont en piteux état.