Le comité de site de Compiègne, chargé de préparer et d’accompagner le départ de Compiègne de l’Ecole d’état-major, de la Direction centrale du service national et du Bureau du service national, s’est réuni la semaine dernière à la sous-préfecture.
Il a permis d’avoir confirmation des dates de ces départs. La première promotion de l ’Ecole d’état-major fera sa rentrée à Saumur en septembre 2012. Les 200 collaborateurs partiront fin juin avec la dernière promotion qui achèvera sa scolarité à Compiègne, et l’Ecole fermera alors.
La Direction centrale du service national fermera le même mois et ses 164 personnels partiront pour Orléans. Le Bureau du service national déménagera en même temps pour aller s’installer sur la base aérienne de Creil.
J’ai officiellement demandé à l’Etat, au cours de cette réunion, de revoir les conditions de cession à l’Agglomération de la région de Compiègne des bâtiments (55 hectares bâtis) et des terrains (51 hectares) qui accueillent les installations militaires au cœur de la ville. Au regard de la dégradation de la situation économique et sociale dans le compiègnois, avec la fermeture possible de Continental et le chômage partiel dans nombre d’entreprises qui travaillent pour l’automobile dans le secteur, il est inenvisageable que l’Etat cède ces installations au prix du marché.
L’ARC ne pourra pas assumer une telle charge. Il faut savoir que si Continental devait fermer définitivement ses portes, cela se traduirait par une perte de taxe professionnelle pour l’ARC de 1,8 million d’euros par an !
Il faut aussi savoir que le compiègnois n’a pas encore digéré entièrement le départ du 6ème régiment d’hélicoptères de combat et son millier de militaires.
La situation ayant changé, le gouvernement doit revoir sa position et décider que ces cessions ne pèseront pas sur les budgets des communes du compiègnois. Comme cela a été décidé, à mon initiative, pour les infrastructures du RMT à Noyon. Nous allons, avec Philippe Marini tenter d’obtenir cela.
Bien sûr, on va nous répondre que l’arrivée du siège social de l’ONF est, en soit, une compensation suffisante au départ de l’armée. Ce n’est pas notre avis. Nous sommes en plein flou artistique sur cette délocalisation dont le personnel ne veut pas et dont nous ne sommes pas certain que l’Etat ait les moyens. Je vais prochainement faire le point sur cette affaire, avec l’audition du directeur général de l’ONF par le groupe d’études « Forêts et Bois » de l’Assemblée nationale que je préside. Nous en reparlerons.