Je viens de pousser un coup de gueule ce matin auprès du gouvernement, à propos de la situation dramatique dans laquelle se trouvent les entreprises françaises de transport routier de marchandises. Il y en a quelques dizaines dans ma circonscription et je les vois toutes, grandes ou petites, en train de mourir dans l’indifférence générale, même des pouvoirs publics.
Ces entreprises ont dû affronter successivement et depuis deux ans, une crise du dollar, une hausse sans précédent du prix du pétrole, une crise financière et, aujourd'hui, une crise économique.
2.000 entreprises de transports routiers vont disparaître cette année en France et 40.000 emplois vont être détruits. Pour tenter de sauver ce qui peut encore l'être, elles ont fait deux demandes au gouvernement, par l'intermédiaire de leurs syndicats et de leurs organisations professionnelles que j’ai rencontrés et auditionnés récemment avec l’Association Avenir-Transports dont je suis le président.
Elles ont réclamé des allègements de charges sociales, comme d'autres professions ont pu en bénéficier. Elles ont également demandé à être exonérées de l'acompte de la taxe professionnelle du 15 juin.
Je m'étonne que le gouvernement n'ait pas répondu à leurs demandes et ait même refusé, à l'exception du Secrétaire d'Etat aux transports, de les recevoir. Je viens de le faire savoir au Premier ministre.
Il ne faudra pas s’étonner d’entendre bruyamment dans la rue, dans quelque temps, ces petits patrons en colère.
Je viens d’autre part d’interroger les ministres du budget et de l’industrie sur la situation catastrophique dans laquelle se trouvent également les constructeurs français de véhicules poids lourds. Comme les constructeurs de véhicules particuliers, ils voient leurs ventes et leurs résultats chuter de façon très significative.
Ainsi, Renault Trucks, dont j’ai également rencontré les responsables, a vu ses commandes chuter de 60% en volume au premier trimestre 2009, par rapport à la même période de 2008. Je viens donc de proposer au gouvernement d’instaurer une prime à l’achat de camions propres pour permettre aux quelques constructeurs français de ce secteur de survivre. Cette mesure aurait également pour mérite d’éliminer de nos routes un certain nombre de camions âgés, et donc pollueurs.