1. L’emploi
La situation de l’emploi s’est considérablement dégradée ces derniers mois sur le bassin d’emploi de Compiègne-Noyon. Jusque-là relativement privilégié, grâce au dynamisme du développement économique du compiègnois, le secteur a beaucoup souffert de la crise depuis un an. Les sous-traitants de l’automobile, le bâtiment, et dans une moindre mesure la chimie, ont généré beaucoup de chômage technique, et détruit de très nombreux emplois.
Les perspectives des prochains mois ne sont pas bonnes, avec encore quelques fermetures d’entreprises prévisibles.
En face, malheureusement, les projets de créations d’entreprises nouvelles sont quasi inexistants dans la vallée de l’Oise…
2. Le devenir du quartier Berniquet
Dans neuf mois très exactement, le RMT aura quitté Noyon. Après un an de discussions, d’études et de réunions, aucun projet significatif créateur d’emplois et d’activités ne se dessine, malgré l’engagement de l’Etat qui a promis de céder les 42 hectares à l’euro symbolique et d’accorder le statut de zone franche aux terrains militaires.
Faute de projets économiques, la Communauté de communes du Pays noyonnais envisage la création d’un centre de formation sur le site. Pourquoi pas, le noyonnais a bien besoin de formation. Mais ce n’est pas avec cela que l’on va créer de l’emploi et de la richesse pour remplacer les 1.200 emplois militaires qui vont disparaître.
Toujours est-il que le ministre de l’aménagement du territoire qui devait revenir à Noyon avant l’été a annulé, et le préfet ne réunit plus le Comité de suivi…
3. L’emplacement du port du noyonnais
Une dernière réunion de concertation entre l’administration, VNF et les élus est prévue après le 15 septembre. Il semble néanmoins acquis d’ores et déjà que le port fluvial de Noyon restera là où il était prévu dans la DUP, c’est-à-dire sur Beaurains-les-Noyon, Porquéricourt et Vauchelles, sous réserves de quelques aménagements.
Le maire de Noyon a, parait-il, l’intention de refuser cette solution. Dans ce cas, il y a fort à parier qu’il n’y aura tout simplement pas de port fluvial à Noyon…
4. La déviation de la 32
Depuis l’année 2000, la construction de la déviation de l’ancienne route nationale 32, entre Ribécourt et Noyon, est de la responsabilité du Conseil général de l’Oise. On nous annonce que les travaux pourraient commencer (enfin !) avant la fin de cette année et durer deux ans. Les élus de gauche en font des gorges chaudes…Je pense quant à moi que tout cela a été plutôt laborieux… Pour preuve : la déviation nord-est de Compiègne, faite et financée par l’Etat, sera inaugurée avant que la 32 ne soit même démarrée…
5. La réforme des collectivités locales
Le Président de la République, que j’ai vu avant l’été avec quelques collègues, nous a confirmé qu’un projet sera déposé cet automne et que la réforme sera votée par le Parlement avant la noël.
L’idée est simple : faire une réforme qui simplifie l’empilement des collectivités, qui économise l’argent public et réduit le nombre d’élus et le nombre de fonctionnaires. La gauche va hurler, mais la réforme est attendue par tous nos concitoyens.
6. La pandémie de grippe A
C’est l’inconnue de cette rentrée. Le gouvernement et les services publics se préparent à une épidémie rapide et forte, dès ce mois de septembre et jusqu’à la fin de l’année. Si c’est le cas, notre vie quotidienne et l’économie (qui n’en avait pas besoin) vont en être très fortement affectée. Le gouvernement a beaucoup travaillé et communiqué sur ce point, mais je regrette qu’au niveau local, rien ne soit concrètement préparé.
7. La préparation des régionales
Dans moins de sept mois, auront lieu les élections régionales. Je soutiendrai bien sûr avec enthousiasme la liste que conduira Caroline Cayeux. Je vais prochainement l’inviter, dans le cadre de son tour de Picardie, à venir passer une journée dans la 6ème circonscription pour y rencontrer les acteurs du territoire.
Caroline Cayeux aime la Picardie et croit en son avenir. Je suis certain que son élection serait une vraie chance que nous devons saisir.