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MES BUREAUX A NOYON

Le Courrier Picard l’a annoncé samedi, je le confirme ici. Tout en conservant un bureau et un secrétariat à la mairie de Compiègne, je transfère mon secrétariat parlementaire à Noyon à compter du 2 octobre prochain.  

 

Mes bureaux seront installés au 40 ter, rue Saint Eloi.  

 

Mes collaboratrices et moi-même, nous pourrons être joints au 03.44.09.12.19. Numéro de fax : 03.44.09.12.07.

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G
La Picardie se distingue rapidement en 1998 comme une région pionnière dans l’institution des alliances entre la droite et l’extrême droite. Jean-François Mancel, ancien secrétaire général du RPR, en est l’architecte principal au moment des<br /> cantonales, avant que Charles Baur ne prenne le relais à la Région. Étouffée par le Front National, marquée par la croissance du vote chasseur, la droite picarde s’engage sans état d’âme dans une collaboration locale poussée et durable avec l’extrême droite. Quitte à invoquer une improbable " exception picarde ".<br /> LA REGION AVANT 1998<br /> En 1986, Charles Baur est déjà élu, mais sans tapage, avec les voix du FN. À cette époque, les quatre conseillers extrémistes n’effrayent personne. Cependant, au cours de cette mandature " expérimentale ", Charles Baur cède déjà à la pression de ses alliés qui obtiennent, entre autres, le retrait de subventions à une pièce de théâtre jugée contraire aux bonnes mœurs. " En quinze ans de collaboration, je ne l’ai jamais entendu dire quelque chose d’intéressant, résume Roger Mézin (RPR). Et je n’ai jamais vu qui que ce soit lui vouer une vraie estime ".<br /> Devenu député européen, Charles Baur est également élu député en 1993. Il subit, comme beaucoup d’autres partisans des alliances avec le Front National, une défaite traumatisante suite à la dissolution de 1997.<br /> LES ELECTIONS REGIONALES DE MARS 1998<br /> Ces élections donnent une majorité relative à la gauche plurielle avec 23 élus (13 PS, 7 PCF, 2 MDC, 1 Vert) contre 20 pour la Droite (10 RPR, 9 UDF et 1 CPNT) 11 pour le FN, qui se scindent par la suite entre le FN (8) et le MNR (3) et 3 pour LO.<br /> L’ELECTION DU PRESIENT DE REGION<br /> Le 20 mars, Charles Baur est élu avec les 11 voix du Front National. " Un homme extrêmement courtois, qui n’a jamais attaqué le FN " applaudit Pierre Descaves. François-Michel Gonnot, secrétaire général adjoint de DL, applaudit aussi. Face aux réticences de certains conseillers de droite qui ne souhaitent pas mélanger leurs voix avec celles de l’extrême droite. Une stratégie de contournement est mise en place. Quatre conseillers de droite déclarent en effet être prêts, s’il le faut, à voter blanc au troisième tour : Alain Gest, Brigitte Fouré, Roger Mézin (UDF) et Bertrand Labarre (RPR). Le président du groupe FN, Pierre Descaves, se présente au deuxième tour, en clamant haut et fort qu’il n’a pu s’entendre avec Baur. Les quatre conseillers hostiles votent Baur en toute quiétude. Mais la candidature Descaves est en réalité un leurre puisque les 11 voix du FN se portent aussi sur Baur, permettant, grâce à ce stratagème, son élection surprise. Les élus de droite dont les noms suivent se sont prêtés à ce jeu : Pierre André, Dominique Antoine, Stéphane Demilly, Philippe Douchain, Annick Garin, François-Michel Gonnot, Claude du Grandut, Thérèse Hart, Jacques Larangot, Isabelle Loeung, France Mathieu, Jean-Pierre Vienot, Eric Woerth.
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