Depuis le temps qu’elle était en négociations, on finissait dans les quartiers par se demander si, vraiment, la nouvelle politique de la ville dont le gouvernement se gargarise depuis des années, était pour Compiègne et Noyon.
Depuis vendredi dernier, enfin, les choses sont bouclées pour Compiègne. Préfet, Agence nationale pour le renouvellement urbain, ville de Compiègne, conseils général et régional, sociétés HLM, Caisse des dépôts et organismes de formation ont signé la convention qui autorise la destruction de 236 logements dégradés, la construction de plus de 300 maisons et logements sociaux neufs. Le tout sera accompagné d’une politique de voirie importante, d’actions de formation et d’accompagnement social sans précédent. Il en coûtera plus de 70 millions d’euros dans les cinq à dix années qui viennent.
La convention de Noyon devrait être signée mi-décembre. Elle permettra la destruction de 95 logements dégradés au Mont Saint-Siméon, la construction de 150 logements neufs et engagera près de 30 millions d’euros.
Jamais on aura autant fait pour ces quartiers. Jamais autant de partenaires ne se seront engagés ensemble à ce que les choses changent dans ces quartiers où l’espoir s’est envolé depuis longtemps.
Ce samedi, je suis allé une fois de plus rencontrer les habitants du Mont Saint-Siméon à Noyon. J’ai écouté leurs plaintes, leurs inquiétudes et, ce qui est le plus terrible, leur incommensurable découragement. J’ai écouté les jeunes, mais aussi leurs mères et les plus anciens. J’ai observé le travail remarquable que fait l’association Egalité + et qui consiste pour l’essentiel à redonner un peu de courage et des brins d’espoirs.
La veille, j’étais allé, à leur demande, rencontrer les habitants de l‘îlot Paul Bert qui se débattent eux contre l’OPAC de l’Oise qui n’écoute plus ses locataires à Noyon et ne fait plus grand chose pour eux.
De toutes ces rencontres, je tire la conclusion que, dans nos quartiers, il va falloir vraiment faire preuve de beaucoup de volonté et opérer de très grands changements. Sinon, tout risque d’exploser.
Aux uns et aux autres, j’ai promis à Noyon de tout faire pour que cela change vraiment. Et je le ferai. Les outils, avec l’ANRU, sont là. Restent la volonté et le courage politiques, à cultiver chaque jour. Je m’y engage.