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CHEZ LE MINISTRE DE LA DEFENSE

Je déjeunerai, mardi prochain, avec Hervé Morin, Ministre de la Défense. Ce rendez-vous, je le souhaitais depuis un certain temps, notamment pour évoquer avec lui le maintien du Régiment de Marche du Tchad à Noyon. 

Des rumeurs de « délocalisation » avaient circulé l’automne dernier, venant souvent de militaires du Régiment. Le Ministre et l’Etat-major de l’Armée de terre m’avaient alors affirmé qu’il n’y avait aucun projet de déménagement prévu du RMT.

Il est clair pourtant qu’un vent de réformes souffle actuellement fort sur les casernes. Au printemps, le gouvernement rendra public un livre blanc sur la Défense qui devrait évoquer quelques réformes de structures lourdes. Une nouvelle loi de programmation militaire en décidera à l’automne. Cela a peut-être suffi à semer le trouble chez certains de nos militaires noyonnais.

Je le redis ici : il est hors de question d’accepter, d’une façon ou d’une autre, le départ du RMT de Noyon. Le régiment est parfaitement intégré dans la ville et la région. Il est, selon les critères de l’Armée elle-même, une grosse structure qui n’a pas de besoin vital d’être raccrochée à une autre.

Je suis donc mobilisé sur ce dossier et très attentif à ce qui va se passer au gouvernement et au Parlement sur la réforme des Armées. Il y va de l’avenir de Noyon et du noyonnais.

J’ai d’ailleurs décidé de quitter le Bureau de la Commission des affaires économiques de l’Assemblée nationale pour rejoindre la Commission de la Défense où je serais plus à même, si nécessaire, de peser sur les évènements.

Certains adversaires ont souri à l’automne en disant : « Gonnot n’a pas sauvé les régiments de Compiègne, il ne pourra rien pour le RMT ». Je n’avais pas répondu à l’époque. Je veux quand même rappeler ici que l’on ne parle pas de la même chose.

D’éventuelles menaces de déménagement du RMT n’ont rien à voir avec la dissolution des régiments de Compiègne. Dans un cas, c’est une décision de convenance pour l’Armée, à laquelle on peut s’opposer à condition de peser politiquement et d’avoir de bonnes réponses. Dans l’autre cas, il s’agit d’une décision d’organisation générale des Armées qui relève du chef de l’Etat et à laquelle aucun parlementaire de France (fut-il député-maire ou sénateur-maire) n’a d’ailleurs pu faire obstacle dans les villes qui ont été touchées.

 

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