Si l’on veut vraiment doper le commerce et les entreprises noyonnaises et en attirer de nouvelles, il faut que la Chambre de commerce et d’industrie de l’Oise s’implique davantage à Noyon, voire qu’elle y ouvre une antenne permanente.
Nous allons avoir besoin, en effet, de sa présence sur place pour qu’elle participe, avec ses outils et ses moyens qui sont considérables, au soutien aux entreprises existantes et à l’accueil des entreprises que nous voulons attirer.
Cela dit, pour qu’elle vienne à Noyon, la CCIO doit y trouver son intérêt, sachant qu’elle ne peut pas être partout dans le département.
C’est pour évoquer ces questions que j’ai longuement rencontré à Beauvais, ce vendredi, le Président Jacky Lebrun, le directeur général de la CCIO , M. Marc Amaudry, et Philippe Porcel, membre du bureau et dynamique Président de l’ADENO.
Nous avons longuement parlé du canal Seine-nord et du Port fluvial de Noyon. J’ai proposé que la CCIO devienne acteur, avec la Ville et la Communauté de communes, du futur Port fluvial de Noyon. Nous pourrions également ouvrir la porte à un industriel ou à un investisseur portuaire privé qui apporterait des financements, dans le cadre d’une société d’économie mixte.
Le président Lebrun m’a dit tout l’intérêt qu’il porte à ce projet, essentiel pour le développement économique du nord-est du département. Rappelons que la CCIO gère déjà le port de Creil.
Je pense aussi que la Ville de Noyon a besoin de la CCIO pour renforcer son dispositif de formation qui est trop faible. Je propose, dans mon programme municipal, d’ouvrir un centre de formation pour les jeunes et les chômeurs dans les locaux de l’actuel collège Notre-Dame.
La Région Picardie , avec qui nous sommes déjà en relation pour ce projet, nous a donné quelques pistes que nous explorons actuellement. Cela dit, le projet envisagé avec la Région n’occupera pas les 18 salles de cours disponibles rue des deux Bornes. Je souhaite que quelques-unes d’entre elles puissent accueillir, à l’année, des formations de la CCIO et également une annexe de la CCIO. Là aussi, le Président Lebrun s’est dit très intéressé par cette perspective.
Si l’on veut vraiment changer les choses à Noyon, notamment en termes d’accueil d’entreprises nouvelles et de créations d’emplois, il faut changer de méthode. Il faut, comme le font les autres grandes villes, aller chercher les partenaires, les alliés, les opportunités partout, à Beauvais, à Paris, à Roissy, à Amiens, à Lille, partout. C’est ce que j’ai commencé à faire.
On devrait voir très vite, après les élections, les premiers résultats de cette nouvelle politique…