Depuis sept mois, j’ai tout fait et tout essayé pour sauver le RMT à Noyon. Je n’y suis pas parvenu et j’en suis très meurtri.
Je persiste à croire que le départ du régiment est une catastrophe pour la ville. Une catastrophe économique parce que le régiment est le premier employeur de Noyon. Une catastrophe sociale parce qu’il est aussi un élément de stabilité sociale important pour la ville.
Je constate que, pendant sept mois, je me suis battu seul pour le régiment. Cela aussi j’ai du mal à le digérer.
Les maires et les élus du noyonnais n’ont pas bougé. Le Conseil général n’a rien fait, contrairement à d’autres départements, pour sauver la présence de l’armée dans l’Oise. Le Conseil régional, lui, est resté muet, indifférent de perdre 6 ou 7.000 habitants et 4.000 emplois.
La ville de Noyon, depuis le début, a choisi, elle, de ne pas se battre, surtout s’il fallait le faire avec le député, pensez quelle compromission ! Seuls les 42 hectares et les 11 bâtiments du quartier Berniquet semblent intéresser la municipalité. Les yeux de certains s’enflamment devant les millions d’euros que j’ai obtenus et que promet l’Etat. On rêve, on échafaude, on se réjouit. On n’a pas de projets, mais qu’importe, ça viendra… Tiens pourquoi pas une université, allez rêvons…
Je persiste à dire que l’on aurait pu faire autrement. Encore fallait-il le vouloir. La Marne a sauvé Mourmelon en serrant les rangs, tous élus confondus. Nous, on s’est laissé prendre le RMT par l’ancien socialiste Jean-Marie Bockel, sans rien dire et sans bouger (à part moi). Lamentable !
Nos électeurs vont le payer au prix fort pendant dix ans. Tout cela pour de petits intérêts, parce que la gauche n’aime pas l’armée et encore moins les militaires, ou parce que l’on fantasme sur des hectares à urbaniser et sur ces millions d’euros de compensations. Pitoyable !
Oui, tout cela est lamentable et pitoyable. Pendant ce temps-là, nos marsouins du RMT patrouillent dans les rues de Kaboul, au risque de leurs vies, pour que nous restions un pays libre.