A toutes les langues fielleuses qui diront, bien sûr et comme d’habitude, que je n’ai rien fait pour sauver le Régiment de Marche de Noyon et que tout ceci, au bout du compte est de ma faute, je livre le calendrier de mes multiples démarches et interventions depuis six mois. Je laisse chacun juger en toute liberté :
22 janvier 2008 : première rencontre avec Hervé Morin, Ministre de la Défense.
23 janvier : dîner à Noyon avec un général de l’Etat-major en inspection au RMT.
12 mars : je lance un appel aux noyonnais pour les mobiliser autour du régiment.
20 mars : j’interpelle le maire de Noyon pour me mettre à sa disposition et connaître sa stratégie.
29 mars : entretien avec le Préfet de l’Oise lors de l’inauguration des journées portes ouvertes du régiment.
4 avril : le conseil municipal vote une motion de soutien au régiment. Je confirme que je reste à la disposition du maire.
8 avril : je reçois une délégation des personnels civils de la Défense et des représentants des personnels civils du RMT.
10 avril : j’envoie, avec dix autres députés, une lettre au Président de la République et demande à être reçu.
14 avril : je redemande au maire de Noyon sa stratégie pour garder le régiment.
17 avril : je rejoins officiellement la Commission de la défense et des forces armées de l’Assemblée nationale.
25 avril : entretien avec le maire de Noyon : je plaide pour une politique offensive et constructive vis-à-vis du ministère.
28 avril : deuxième rencontre avec le Ministre de la Défense.
28 avril : Je fais trois propositions au maire de Noyon : aller voir ensemble M. Morin, demander un entretien à l’Elysée, et préparer « un livre blanc pour que l’Armée reste et se développe dans le noyonnais ».
2 mai : je propose au maire de Genvry de l’associer à toutes mes démarches.
6 mai : j’évoque avec les collaborateurs du Président de la République un prochain rendez-vous.
15 mai : je rencontre au Centre de secours de Ressons le président du conseil général : je lui demande de s’impliquer pour défendre les régiments de l’Oise.
20 mai : je vois Hubert Falco, Secrétaire d’Etat à l’aménagement du territoire, qui va gérer les compensations aux villes qui vont perdre leur régiment.
20 mai : le Conseil général vote une motion pour le maintien de la présence militaire dans l‘Oise.
21 mai : le Ministre présente le Livre blanc devant la commission de la Défense de l’Assemblée.
22 mai : troisième rendez-vous au ministère de la Défense avec les maires de Genvry et Noyon. J’interpelle les collectivités pour qu’elles montent un projet rapide permettant de négocier le maintien, voir le développement, de l’Armée à Noyon.
27 mai : réunion à l’Assemblée des députés les plus frappés par les restructurations, en présence d’Hervé Morin.
4 juin : réunion de la commission de la Défense de l’Assemblée sur le Livre blanc.
10 juin : deuxième réunion des députés les plus frappés par les restructurations et rencontre avec Hubert Falco, Secrétaire d’Etat à l’aménagement du territoire.
17 juin : le Livre blanc est rendu public par la Président de la République.
20 juin : je publie avec six autres parlementaires une tribune dans le Figaro pour protester contre la fermeture de garnisons dans les villes sinistrées.
24 juin : je rencontre Claude Guéant, secrétaire général de l’Elysée.
24 juin : je demande un entretien au maire de Noyon pour une démarche commune auprès du Président de la République.
25 juin : le maire de Noyon me fait savoir qu’il refuse toute démarche commune.
25 juin : je diffuse le « Livre noir sur le départ de Noyon du RMT».
26 juin : je participe au débat à l’Assemblée nationale sur le Livre blanc.
1er juillet : le maire de Noyon annonce le départ du régiment.
2 juillet : Claude Guéant m’écrit et me confirme que les arbitrages ne sont pas rendus. L’annonce des restructurations est reportée après le 21 juillet.
3 juillet : rencontre avec le maire de Noyon pour évoquer les compensations.
4 juillet : je demande à Hervé Morin d’étudier l’hypothèse, si le RMT doit quitter Noyon, d’accueillir le 2ème RD ou un des régiments qui doit être rapatrié d’Allemagne.
18 juillet : je pars en Afghanistan, avec le Ministre de la Défense, visiter le dispositif militaire français et les 450 marsouins du RMT positionnés près de Kaboul.
21 juillet : retour d’Afghanistan.
21 juillet : j’obtiens de l’Elysée que Noyon bénéficie d’un « contrat de redynamisation » de 8 millions d’euros.
24 juillet : Le Ministre de la Défense annonce le départ du RMT pour Colmar en juillet 2011.