Nicolas Sarkozy repart à Moscou et Tbilissi ce lundi pour tenter de trouver une solution au conflit qui oppose depuis le mois d’août la Géorgie à la Russie.
Comme tout le monde, j’ai suivi ce qui s’est passé cet été dans le Caucase. L’envahissement de l’Ossétie du sud et de l’Abkhasie a été une honte pour la Russie qui, dans cette affaire, a violé toutes les lois internationales et mené une guerre illégitime et impérialiste. La reconnaissance unilatérale par Moscou de l’indépendance de ces deux provinces, il y a quelques semaines, est également inacceptable.
Ces évènements rappellent la façon dont Hitler a envahi puis annexé l’Autriche en mars 1938. Medvedev et Poutine n’ont pas procédé autrement en Géorgie, bafouant le pouvoir légal et élu de Géorgie, violant les frontières internationalement reconnues, usant de la violence et des armes pour agrandir la zone d’influence de la Russie. Ils ont révélé au monde la vraie nature dictatoriale du pouvoir russe.
La communauté internationale ne peut pas accepter cela. Je suis personnellement très déçu et effrayé de voir que l’Union européenne n’a même pas eu le courage de sanctionner Moscou.
En quelques semaines, la Russie a mené une guerre illégale hors de ses frontières, elle a annexé de fait deux provinces géorgiennes, elle a menacé l’Europe de couper les approvisionnements de gaz et de pétrole, et tout ce que nous avons à lui répondre, c’est de suspendre des négociations commerciales !
Tout cela témoigne de notre incapacité à répondre aux débordements de ce pouvoir qui n’a de démocratique que le nom et que nous voulons « préserver » parce que nous en avons peur. On l’avait déjà vu avec la Tchétchénie.
C’est lamentable et lourd de dangers pour la paix demain. Munich n’est pas loin…