La majorité socialiste et communiste du Conseil général vient de me mettre à la porte du conseil d’administration de l’OPAC de l’Oise. Comme Lucien Degauchy. Comme Edouard Courtial. Comme Caroline Cayeux, et comme un certain nombre d’autres élus de droite. Tous…à la porte !
Profitant d’une modification de la loi qui donne au président du Conseil général la possibilité de désigner seul des « personnalités qualifiées », la gauche vient de virer du conseil d’administration de l’OPAC tous les élus de droite pour compléter la liste des petits copains de gauche qui siégeaient déjà au conseil d’administration.
Entre conseillers généraux (de gauche), maires (de gauche), représentants syndicaux (de gauche), le plus grand office HLM du département est maintenant bien verrouillé par les socialistes et les communistes qui vont pouvoir faire leur petite cuisine sans témoins.
On peut s’interroger, bien sûr, sur le pourquoi de cet ostracisme et sectarisme nouveaux du PS qui, jusqu’à présent, avait conservé un minimum de pluralisme dans cet organisme HLM.
Que veulent-ils cacher ? Que mijotent-ils qu’il ne faut plus voir ?
Je pense personnellement que la réponse est dans la situation très dégradée dans laquelle se trouve l’organisme depuis que la gauche s’en est emparée en 2004.
Au cours du dernier Conseil auquel j’ai assisté en novembre, André Vantomme a clairement dit : « l’OPAC va participer au mouvement de récession ». On ne peut pas être plus clair. Il a d’ailleurs annoncé, outre une augmentation des loyers de 3,47% en volume en 2009 :
- une baisse future des constructions neuves de logements (300 par an au lieu de 500),
- une baisse des ventes de logements aux locataires (150 au lieu de 300 en quatre ans),
- une baisse du budget d’entretien et de réparations dans les logements de 30% dès 2009,
- une baisse des crédits de gros entretien des bâtiments de 13,5% !
Au moment où il devient de plus en plus difficile de se loger dans le département, la gauche met l’OPAC et ses locataires au pain sec.
La gauche pourra aussi distribuer désormais un peu partout des logements sociaux, ou du moins certains d’entre eux, aux copains et aux petits amis sans que les maires et les administrateurs de droite ne puissent dire quoique ce soit.
Enfin la paix ! La gauche va enfin pouvoir faire ce qu’elle veut et comme elle l’entend de ce formidable organisme…
Quant aux locataires, ils vont très vite comprendre leur malheur. Quel formidable gâchis !