Dans deux mois, le 7 juin 2009, les Français, comme tous les autres européens, auront voté pour élire leurs députés au Parlement européen ? Qui le sait ? Pas grand monde. Qui en parle ? Personne.
Il est vraiment dommage que nos concitoyens, si enclins à tout demander et à tout reprocher à l’Europe, ne se mobilisent pas pour l’élection de la seule instance démocratique de l’Union.
Mais, finalement, tout cela n’est-il pas normal ? Le mode de scrutin pour ces élections européennes est incompréhensible, avec un découpage qui ne correspond à rien. Les partis politiques (tous les partis !), à deux mois de l’élection, n’ont toujours pas de programmes et sont silencieux. Et dans notre département de l’Oise, nous savons d’avance que, comme il y a cinq ans, de toutes les façons, nous n’aurons aucun élu.
Les socialistes sont les seuls pour l’instant à avoir fait connaître leur liste de dix noms pour la région du nord-ouest qui nous intéresse et qui regroupe les régions Picardie, Nord-Pas-de-Calais et les deux régions normandes. La première candidate issue de l’Oise est en 6ème position.
D’après ce que je peux savoir de la liste de l’UMP, il n’y aura également personne avant la sixième place ! Les deux listes ne peuvent espérer, au mieux, que deux ou trois élus chacune. La messe est donc dite. Il n’y aura pas de député européen issu de l’Oise.
Je trouve cela complètement anormal. L’Oise est le troisième département, de par sa population, des dix que comporte la zone. Nous sommes l’un des départements qui, depuis des années, bénéficions le moins des aides régionales de l’Union européenne, et je pense que ceci explique cela. L’Oise n’est pas défendue. L’Oise n’est pas représentée à Strasbourg et à Bruxelles. L’Oise n’existe pas au niveau du Parlement européen.
Il ne faudra pas s’étonner, en tout cas dans l’Oise, du taux de participation le 7 juin au soir.