Les maires et les conseillers généraux du noyonnais concernés, le député, le sous-préfet et les représentants des agriculteurs et des industriels vont donc se retrouver ce vendredi face à VNF pour faire, une nouvelle fois, le point sur le port fluvial de Noyon et constater les désaccords entre les uns et les autres.
On sait que les communes de Beaurains et de Porquéricourt ne veulent pas du port sur leur territoire. On sait aussi que ceux de Catigny et des communes voisines (Campagne, Beaulieu, Ecuvilly) n’en veulent pas davantage. Si on écoute donc les uns et les autres, il semble de plus en plus clair qu'il n'y aura pas de port dans le noyonnais.
On sait d’autre part que l’Etat préfère, pour toute une série de raisons, le premier site que les élus avaient choisi il y a deux ans et demi. Le maire PS de Noyon, parce qu’il sera candidat aux cantonales en mars 2011, préfèrerait mettre le port sur le canton voisin de Guiscard, bien que cela coûte plus cher et soit plus aléatoire en terme de réalisation. Si ni l’un ni l’autre ne change d’opinion, il semble de plus en plus clair qu'il n'y aura donc pas de port dans le noyonnais.
Ajoutons que les agriculteurs, de façon très légitime, refusent toute négociation avec VNF tant que les choix décisifs sur le port ne sont pas faits. Ce qui a pour conséquence de bloquer les opérations foncières nécessaires à la préparation du chantier du canal.
Voilà planté le décor de ce jeu imbécile dans lequel nous sommes en train de tomber : tout le monde dit vouloir un port dans le noyonnais, mais finalement tout le monde fait ce qu’il faut pour qu’il n’y en ait pas.
Ce jeu imbécile est criminel pour le noyonnais. Le noyonnais qui était dans la crise avant la crise et qui continue à s’y enfoncer, le noyonnais qui voit ses militaires s’en aller et ses entreprises disparaître, ne peut pas se permettre ce jeu stupide.
Il faut un port dans le noyonnais, parce que nous avons besoin de travail pour nos chômeurs. Les élus de Nesle, de Péronne, de Marquion sont déjà au travail et rient de nos états d’âme.
Il faut donc trouver une solution pour sortir de l'impasse. Je pense, par exemple, que l'on doit essayer de modifier le projet retenu par l'Etat : peut-être faire bouger les lignes du projet pour laisser le territoire de Porquéricourt respirer et en éloigner le périmètre du port. Peut-être, à l'inverse, faut-il tenter de trouver quelques hectares supplémentaires, un peu plus à l'ouest... Je pense que l'on peut, sans aucun doute, aménager le projet retenu par l'Etat dans la DUP. C'est ce que je demande.
Je souhaite que la réunion de demain nous permette d'avancer sur ce point.
J’en appelle, encore une fois, à la sagesse et à la raison de tous. Battons-nous pour avoir un port, essayons de trouver des aménagements, des compromis, au lieu de nous battre comme des chiffonniers autour du seul beau projet de développement que nous ayons dans le noyonnais !