Après l’accident tragique du vol AF447 et celui du vol de Yemenia Airways qui ont fait plus de 400 morts, dont la moitié de citoyens français, il est clair que la question de la sécurité du transport aérien de passagers est à nouveau posée.
En 2004, suite au crash de Charm El-Cheikh, l’Assemblée nationale avait installé une mission d’information sur cette difficile question, et j’en avais été le rapporteur. Après six mois d’auditions et de visites, j’avais remis mon rapport au ministre des transports de l’époque sous forme de 40 propositions, certaines relevant des autorités françaises, d’autres du niveau européen, ou du niveau mondial :
http://www.assemblee-nationale.fr/12/pdf/rap-info/i1717-t1.pdf
Je dois reconnaître que beaucoup de progrès ont été fait depuis, notamment par la France et l’Union européenne. Je pense, par exemple, à la mise en place de listes noires des compagnies aériennes.
La 40ème proposition de mon rapport visait à « renforcer le suivi par le Parlement des questions touchant à la sécurité aérienne en organisant une conférence parlementaire annuelle réunissant les organes compétents des assemblées et les principaux responsables publics et industriels qui permettra, notamment, de faire le point sur le suivi par le gouvernement des propositions de la mission ».
Cette proposition n’a pas eu d’application, et je le regrette. Vu l’actualité et les deux catastrophes qui viennent de toucher notre pays, j’ai décidé de lui donner corps en organisant le mercredi 18 novembre prochain, à la maison de la Chimie à Paris, un colloque parlementaire sur la sécurité aérienne.
Nous ferons le bilan de ce qui a été fait et de ce qui ne l’a pas été. Nous écouterons aussi les associations représentant les victimes et tous les acteurs du transport aérien de passagers afin de formuler de nouvelles propositions.