A l’exception des tricheries au sein du parti socialiste et de l’anniversaire du 11 septembre, les médias nationaux n’avaient pas grand-chose à se mettre sous la dent, ces derniers jours. Alors, ils nous ont inondés de sujets et d’articles sur la grippe A.
50.000 cas déclarés au début de la semaine dernière : nous étions en épidémie ! 80.000 en fin de semaine : nous étions passés en pandémie !
Au vu de ces chiffres qui pouvaient laisser penser que nous avions quelques centaines de premiers malades dans le département, j’ai mené mon enquête vendredi après-midi et voulu en savoir plus sur l’arrivée de la grippe A dans l’Oise…
J’ai donc commencé par appeler le « service interministériel de la défense et de la protection civile ( !) » à la Préfecture. Impossible de joindre la responsable. Visiblement cette dame, très mobilisée, passait son après-midi en réunions. Je me suis dit que les choses devaient donc être très sérieuses.
J’ai ensuite téléphoné au directeur du centre hospitalier de Noyon. « Nous avons un seul cas avéré que nous avons transféré vers notre hôpital référent. Il a sans doute attrapé la maladie ailleurs, c’est un militaire du RMT », m’a-t-il dit.
Rassuré, je rencontre, deux heures plus tard, la directrice du centre hospitalier de Compiègne. « Nous avons eu un cas », me confie-t-elle. « Un militaire qui venait de Noyon ».
Voilà qui remet les choses en place. La pandémie dans l’Oise n’est pas pour tout de suite. Cela n’empêche pas de se préparer, mais il est inutile de semer la panique, comme le font actuellement les grands médias nationaux !