J’ai assisté vendredi, à Compiègne, à l’assemblée générale de la Maison de l’emploi et de la formation et à l’assemblée générale de la Mission locale pour l’emploi des jeunes. Ces deux réunions ont été l’occasion de faire le point, avec les responsables du Pôle emploi et de la Direction départementale du travail, sur un projet qui me tient à cœur depuis deux ans, à savoir comment faire en sorte que le chantier du canal Seine-nord Europe dope vraiment l’économie et l’emploi local.
Il semble acquis que le chantier qui va être conduit par un grand groupe français ou européen créera bien des emplois pour nos chômeurs, et fera travailler nos entreprises locales.
C’est déjà une bonne nouvelle. Mais il est difficile semble-t-il aujourd’hui de savoir dans quelle proportion le chantier profitera aux trois départements qu’il va traverser. D’abord, parce qu’il n’y a pas, pour le moment, de clause d’insertion dans le cahier des charges du canal, c’est-à-dire d’obligation chiffrée de recruter localement.
A titre d’exemple, dans les conventions de chantiers urbains de l’ANRU il est clairement dit que 9% des salariés employés doivent habiter le quartier en cours de rénovation.
A ce jour, rien de tel n’a été mis en place pour le canal. Je suis convenu avec Philippe Marini de faire en sorte de corriger cela très vite au Parlement ou auprès du gouvernement.
Il faut absolument que ce chantier qui doit, pendant cinq ans, faire travailler 4.000 personnes directement et autant indirectement profite à nos chômeurs de l’Oise, de la Somme et du Pas-de-Calais.
De la même manière, l’entreprise adjudicataire devra avoir l’obligation de sous-traiter localement. Je pense à la restauration et aux transports des travailleurs qui habiteront dans les bases de vie. Je pense au transport des 55 millions de mètres cube de terre qui vont être déplacés, à la production de ferraille et de béton qui seront nécessaires…
C’est un des enjeux importants de ce chantier. J’en ai déjà parlé avec Alain Gest, député de la Somme et nouveau président de VNF. Je sais qu’il a parfaitement compris nos attentes. Je dois prochainement en parler avec le tout nouveau préfet de région, Michel Delpuech. Il nous reste peu de temps pour mettre tout cela en musique.