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F.M.G

 
 
 François-Michel Gonnot 
 Avocat
 Député honoraire
 
 

mail : gonnot2007@yahoo.fr 

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21 octobre 2011 5 21 /10 /octobre /2011 06:20

La Grèce est au bord du gouffre et les Grecs n’ont pas fini de payer les erreurs coupables de leurs dirigeants qui, pendant des années, ont menti au monde entier sur leurs comptes publics.

Parce que ce serait un drame pour l’Europe et sa monnaie, parce que cela entraînerait derrière la chute des économies espagnole et italienne, nous allons sauver la Grèce de la faillite. A condition bien sûr qu’elle arrête ses errements et s’engage à ne pas les renouveler.

Mais est-on bien sûr que les Grecs ont compris la leçon et qu’ils ne vont pas poursuivre leurs petites combines et leurs grands mensonges ?

Très sincèrement, je me le demande. Depuis quelques jours, je rencontre en effet beaucoup de dirigeants français qui reviennent de Grèce et qui me racontent des histoires invraisemblables…

Est-il acceptable par exemple que la Grèce compte plus de fonctionnaires aujourd’hui qu’il y a un an, surtout quand on sait que le gouvernement d’Athènes est incapable de les payer ?

Est-il vrai que les cheminots grecs sont beaucoup mieux payés que les cheminots français qui ne sont pas déjà parmi les plus malheureux d’Europe ?

Est-il acceptable que l’Eglise orthodoxe grecque soit la principale responsable de la fraude fiscale dans le pays ? Non seulement, elle est exonérée d’impôts, mais elle est largement financée par l’Etat. Pire, elle gangrène partout l’économie grecque dans la mesure où l’avoir, même de façon très minoritaire, au capital d’une société (petite ou grande) permet d’échapper à toute fiscalité pendant des années ?

Ce pays mérite-t-il vraiment les sacrifices que l’on va nous demander pour son salut, alors qu’il est incapable de se réformer et de mettre fin à ses scandales ?

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Published by Francois Michel Gonnot
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Gérard Pendaries 22/10/2011 20:49



Vers un Tiers-Monde Européen


 Le principe de la monnaie unique  était de relier les verres pleins aux verres vides de telle sorte  que les vides se
remplissent sans vider les pleins. 


Je veux croire que François Mitterrand et Jacques Delors étaient  sincères quand,  avec bien d’autres,  ils ont cru en cette utopie.


Sans doute furent-ils influencés par  le Monde de la Finance et des Affaires dont l’intérêt ancestral  est de fabriquer ici, au moins cher,
pour revendre  là avec  bénéfice.  De ce point de vue, la monnaie unique à créé  le marché idéal.


 Qui, de sérieux, aurait pu croire que la valeur du  Mark  (euro), parfaitement compatible avec l’économie Allemande,
 correspondrait aussi à celle du Portugal de l’Espagne ou de la Grèce ?


Ceci ne pouvait  fonctionner qu’en tenant  compte du principe des vases communicants  lequel consiste à ce que les Pays riches abondent les
Pays pauvres pour rétablir l’équilibre. Le hic étant  dans la difficulté  à faire admettre aux uns qu’ils doivent payer pour les autres.


 Faute de cela, l’éminent économiste Eric Chaney  donne la solution : « Les salaires des Pays à faible économie  doivent être
sensiblement plus bas que ceux à économie plus forte. »


C’est bien ce qui se passe, sous des formes diverses : réductions salariales, augmentations d’impôts, chômage, au Portugal, en Espagne, en Grèce …La France en prendra bientôt le chemin.


 Pour faire admettre aux Peuples du sud d’être, il est vrai au soleil, plus pauvres que ceux du nord, il faut que la chanson Politique  soit capable de
les  « enchanter » (envouter), car si le bonheur n’est pas de ce Monde sa croyance est une réalité.


Il faut cela,  ainsi qu’une  bonne force policière, capable de juguler les manifs  sans excès ni débordements.


 Jusqu’au moment  où se produira un cahot (chaos) social ou financier, ne serait-ce que parce que l’Allemagne ne voudra plus payer.


Il faudra alors bon gré mal gré prendre les mesures que l’on esquive aujourd’hui : e t, s’il est encore temps,  séparer la zone euro en deux parties distinctes avec une
gouvernance centrale capable de coordonner.


 


 


 


 


 


 


 



Le Blaireau 21/10/2011 22:06



Pour une fois vous rejoignez l' opinion que j' avais émise dans mon blog pas plus tard qu' hier.


Dommage que vous n' ayez pas fait allusion aux armateuers tels qu' Onassis ou Niarcos qui se voient eus aussi exemptés de participer à l' impôt!


La remarque de monsieur Rachet me parait très justifiée et invite à y regarder de plus près avant d' accueillir un nouveau membre.


N' est- ce point là ouvrir une voie royale à d' autres ?



démocrate 21/10/2011 20:57



Monsieur le député,


On peut passer son temps à questionner la présence de tels ou tels états dans l’UE ou à s’interroger sur leurs organisations et
gestions internes…. Les autres pays d’Europe pourraient en dire autant, avec raison,  de la France avec ses difficultés d’accepter un changement ou
une réforme, sa gestion des 35 heures, ses 5 semaines de congés, sa retraite à 60 ans remise sur le tapis, ses facilités sociales mais aussi sa fiscalité qui favorise les personnes fortunées
(soyons honnêtes et reconnaissons-le), et qui risque de perdre son AAA.


Le problème aujourd’hui n’est pas la Grèce.  Il est de définir et de décider de l’Europe
que l’on veut.  L’Europe des nations, telle qu’on nous la propose, ne semble pas résister aux premiers problèmes économiques sérieux.  Les
égoïsmes nationaux remontent à la surface, et votre exposé en est un exemple. Pourquoi en vouloir aux grecs dans notre Europe, avant de regarder à notre porte, à nos égoïsmes et lobbies
nationaux.


Désintégrer l’Europe est tout aussi utopique et si nous le faisions, nous reviendrons aux difficultés et aux souffrances
du début du XXème siècle.  


Une seule solution à mes yeux.  Une plus grande fédération entre les pays européens. Une
fédération qui accepterait que des grandes provinces soient différentes, chacune apportant son lot de valeurs et de qualité de vie, pas forcément à égalité, (la Grèce vs le Danemark),
certaines devant être plus aidées que d’autres.  Comme c’est le cas aujourd’hui en France entre certaines régions.


Pour cela il faudra accepter une gouvernance fédérale. C'est sans doute notre seul salut pour le XXI ème siècle.


Arrêtons de stigmatiser le voisin.  Proposons plutôt un profond changement de nos
sociétés.



Daniel RACHET 21/10/2011 07:10



il est dommage que l'on s'est précipité à ouvrir à des pays sans enquêter préalablement.


pourquoi intégrer des pays à l'europe qui n'en n'on pas les moyens, nous ne sommes pas des vaches à lait.